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La carte des votes

mardi, mars 22nd, 2011

Le premier mot de notre profession de foi du second tour, à Myriam et à moi-même, qui est actuellement imprimée, c’est « Merci ! ».C’était la moindre des choses. Tous les électeurs qui se sont déplacés dimanche, qui n’étaient pas les plus nombreux, méritent certes notre reconnaissance pour avoir fait vivre notre démocratie. Mais j’avoue humblement que c’est vers ceux qui ont voté pour nous puis vers ceux qui ont voté à gauche ou écolo que ma gratitude s’est d’abord dirigée.
L’équipe de campagne départementale a eu l’heureuse idée d’utiliser les technologies les plus modernes pour produire une cartographie des résultats, canton par canton et surtout bureau de vote par bureau de vote. L’ancrage de la gauche dans les quartiers populaires se voit confirmée même si ce sont aussi ces quartiers qui ont le moins voté. 64 % dès le premier tour à la Boissière, ça fait quand même plaisir. Le piège serait de croire que ma petite personne y est pour l’essentiel. Or, même si j’espère que je ne suis pas un fardeau pour les couleurs que je porte et que le boulot fait depuis 7 ans est reconnu, je sais que ce vote est éminemment et profondément politique : il va vers un camp, celui de la gauche, vers un parti, le P.S et subsidiairement vers des candidats qui apportent leur plus ou leur moins-value personnelle.
C’est une vieille tactique de la droite que de faire croire qu’une élection locale ne serait pas politique, qu’il s’agirait d’une affaire de personnes liée à un territoire, à un terroir, le plus rural possible. C’est le numéro que m’a joué le candidat de la droite vertavienne sur France Bleu Loire-Océan lundi matin. Vertou serait une commune rurale au regard de ses hectares de vigne et la politique n’y aurait pas droit de cité et donc il serait logique qu’il n’affiche pas son appartenance politique. Ben voyons…
Mais je m’égare !
Résumons : un grand merci à toutes celles et ceux qui me permettent d’afficher cette jolie photo ! Ceux qui votent, ceux qui nous aident avec un dévouement et un désintéressement total : les militant-e-s socialistes et jeunes socialistes sans lesquels je n’aurais jamais pu tirer autant de sonnettes dans le quartier !

64% à La Boissière, je ne sais pas si je mérite !

Petit abécédaire de campagne

dimanche, mars 6th, 2011

OK, j’avoue, c’est pas bien. C’est l’ABCd’ère de l’opération Ma ville demain – Nantes 2030, conduite avec son doigté habituel par mon pote Thierry Violland, qui m’a donné l’idée de traiter ma petite campagne cantonale sous cette forme. Et voilà qu’au lieu de me consacrer corps et âme à la diffusion du fameux questionnaire, je lui pique l’idée pour parler de ma campagne. Il faut donc que vous me promettiez d’aller sur le site de NANTES 2030 et de remplir illico le questionnaire histoire de m’aider à racheter ma faute. La vérité, c’est que cette réflexion prospective est beaucoup plus importante que la cantonale dans le 7ème canton. Mais, allez savoir pourquoi, c’est quand même cette dernière qui me mobilise le plus actuellement. Au point d’avoir laissé ce blog en sommeil trop longtemps. On est d’accord ? Bon, c’est parti !

A comme « accueil »

Il faut le dire, nous sommes bien reçus par les habitants. Quelques mécontents bien sûr, de la politique en général plus que des socialistes en particulier. Mais tout de même, beaucoup d’attente, d’exigence à notre égard et parfois de frustration devant le spectacle de la politique nationale. Une fois, une dame a réagi vivement à la lecture de mon patronyme sur la carte que lui tendait Myriam Naël (voir S comme « suppléante »). Elle était fâchée contre moi parce que j’avais avoué mon impuissance à l’aider à trouver un logement social à Haute ou Basse-Goulaine… Comme j’étais à l’étage au-dessus, je suis redescendu dare-dare pour me faire engueuler en direct, et je crois qu’elle est moins fâchée maintenant.

B comme « Bolo »

Vous allez me trouver égocentrique mais pas du tout ! Un pote communiquant me l’a dit un jour : « ton nom, c’est un logo. Ne pas réussir à en faire un visuel correct, ce serait nul ! » C’est comme ça qu’est né en 2004 cette marque avec le prénom manuscrit. J’y tiens beaucoup. Et puis, je trouve encore plein de gens qui connaissent ou ont connu quelqu’un de ma très nombreuse et très nantaise famille et n’en gardent pas de mauvais souvenirs. Bref, même avec mon nom, j’ai plutôt de la chance, même si on m’appelle assez souvent Borloo !

 

C comme « canton »

Evidemment… Sauf que le 7ème canton de Nantes, personne ou presque ne sait où c’est ni ce que c’est ! Alors on y accole toujours Nantes nord, ce qui est plus parlant. Le problème de l’élection départementale, c’est que beaucoup de candidats (et de journalistes) imagine que le candidat cantonnier sera une sorte de gouverneur du canton. Il se devrait donc d’avoir un programme pour son canton. Ce qui est évidemment ridicule. Le canton est une circonscription électorale, pas un échelon de gestion publique. Un conseiller général n’a ni budget, ni services, ni moyens autre que son droit de vote et de parole au Conseil général lors des sessions. Un ou une parmi les 59 qui composent l’assemblée départementale. On ne vaut donc que par son appartenance à un groupe politique. C’est pourquoi je diffuse le programme des socialistes pour le département et que je ne m’invente pas un programme personnel que je serais bien en peine de concrétiser, alors même que j’appartiens à la majorité. En revanche, des valeurs et des priorités que je porterai à l’assemblée départementale et dans mon groupe politique, ça oui !

D comme « droite »

J’ai un adversaire de droite ! En démocratie, c’est heureux. Et en plus, il fait vraiment campagne. Introduit dans certains réseaux associatifs par l’inénarrable Annick comme membre du Comité des fêtes (il fallait oser mais plus c’est gros, plus ça passe), il est très présent. Au début ça énerve, mais finalement, c’est très bien ainsi : si ça peut limiter l’abstention ce sera une même une très bonne chose. Cela nous rappelle aussi que rien n’est jamais acquis en politique, qu’on n’est propriétaire de rien. Enfin, un aiguillon n’a jamais fait de mal à une campagne électorale !

E comme « étages »

A l’époque où un quartier comme La Boissière a été construit, la règle qui veut qu’on a droit à un ascenseur à partir de 5 étages a été allègrement contournée. J’ai même trouvé une cage d’escalier ou le rez-de -chaussée ne peut être atteint qu’après une grimpette d’un étage complet à partir de l’entrée. Quand vous en êtes à la dixième cage d’escalier consécutive, vous arrivez en haut à peu près incapable de parler à la dame qui vous ouvre gentiment. Mais ça n’a pas vraiment d’importance, surtout quand, vous considérant tout essoufflé, elle s’exclame, étonnée, ravie et sincèrement honorée : « Vous êtes monté jusqu’ici pour me remettre personnellement votre programme !? Ah ben ça c’est gentil ! ». Plus sérieusement, la conception ancienne de ces immeubles les rend vraiment peu accessibles alors même que leurs habitants, qui y résident souvent depuis des décennies, avancent en âge. (suite…)

Les beaux dimanches

lundi, septembre 27th, 2010

Resnais en a filmé un à la campagne (pas Resnais, Tavernier, me fait justement remarquer Rémi Tessier en commentaire ! Merci à lui !), Amadou et Mariam les ont chanté à Bamako, Renaud « à la con »  et Juliette Gréco les haïssait.

Mes petits dimanches à moi sont généralement réservés…à moi ! Je m’en déjà suis excusé auprès des dirigeants de l’Etoile du Cens, que je devrais aller supporter plus souvent le dimanche après-midi au Stade de l’Amande, mais l’appel de la sieste est le plus fort. Il y a quand même des exceptions, en dehors même des dimanches d’élections.

On a dressé un chapiteau sur le parking de la salle Santos Dumont pour l'occasion

Dimanche dernier, j’étais à Nantes Nord, à Santos Dumont pour être précis, pour fêter les 40 ans du Comité d’Action de la Petite-Sensive. C’était le repas du dimanche, préparé par « Métisse à Nantes » (Colombo de poulet…), en l’honneur de celle que son président Nicolas Chéri-Zécoté appelle Mamie et le reste du quartier Olga. Olga Chalon, c’est l’âme de la Petite-Sensive. Depuis 40 ans, et même si on arrive parfois à la convaincre qu’à 88 printemps, elle peut éventuellement rester un peu tranquille, elle prépare les repas servis au restaurant social. Mais c’est aussi une combattante, Olga. Une combattante de la solidarité, de l’action collective quotidienne, là où l’on vit et où trop de gens souffrent. Son heure de gloire, elle l’a connu en 1994, quand François Mitterrand est venu inaugurer la salle Santos Dumont et sa cuisine toute neuve qui venait enfin remplacer les caves de la rue du Honduras où tout a commencé. Alors je suis allé déjeuner avec tous les compagnons et compagnes de lutte (Jean-Louis, Jacqueline…), avec sa fille Christine qui reprend le flambeau de cette mère de 6 enfants qui sait que rien n’est jamais donné à ceux qui n’ont pas eu plus de cuiller d’argent dans la bouche qu’il n’ont à en mettre dans la bouche de leurs enfants. Comme c’était fête, j’ai amené la guitare et on a chanté Piaf et Fréhel. (suite…)

Groupe scolaire Paul Gauguin : bien plus qu ‘un lifting

lundi, avril 12th, 2010

Si on considère – et c’est le cas de notre municipalité comme de notre Conseil général – que c’est par l’éducation que passe toute idée d’avenir et d’égalité des chances de chaque enfant devant cet avenir, alors on doit reconnaître que les collectivités locales font tout ce qu’elle peuvent à Nantes Nord. Après la livraison du collège Stendhal tout neuf qui accueillera ses élèves et professeurs à le rentrée du 26 avril, c’est au tour de l’école Gauguin d’avoir droit à bien plus qu’un lifting. Johanna Rolland, qui est notre adjointe au maire en charge de l’éducation et de la jeunesse est venue à Nantes Nord clouer la première planche du futur Centre de loisirs associé à une école rénovée. Il faut avouer qu’elle en avait besoin l’école Gauguin.  Posée au milieu du quartier du Bout des Pavés, enclavée, on s’est longtemps demandé si on devait y engager des frais ou envisager de refaire une autre école ailleurs ou même pas du tout au cas où on aurait scellé le sort des tours Québec, grandes pourvoyeuses d’effectifs. D’études urbaines en réflexions patrimoniales, on n’avançait pas beaucoup et l’équipe enseignante et les parents d’élèves commençaient à trouver le temps long.

Les bonnes décisions ont été prises : on réhabilite les tours Québec et on fait à Paul Gauguin ce qui réussit ailleurs : une école rénovée, désenclavée par une réorganisation astucieuse (on s’ouvre sur le quartier avec une nouvelle entrée rue de la Coulée) et complétée par les nouveaux locaux du Centre de Loisirs, avec un espace  bibliothèque en prime.

Tout cela est fait dans l’esprit de la politique de réussite éducative conduite avec Johanna par Myriam Naël, également élue du quartier. Après un premier lancement à Bellevue, c’est à Nantes Nord qu’aura lieu la seconde phase de l’expérimentation du programme pour la réussite éducative qu’elles construisent. (D’ailleurs vous pouvez cliquer juste là : interv j rolland cm reussite educative pour lire l’intervention de Johanna au dernier Conseil municipal consacré à la réussite éducative). Évidemment, le livre et la lecture prennent une part primordiale dans ce programme : c’est sur ce terrain que se creusent ou se corrigent les inégalités qui minent la confiance que parents et jeunes placent dans le système scolaire. Le leitmotiv de Myriam, c’est la coéducation. Chacun doit rester dans son rôle : parents, enseignants, animateurs ou accompagnants des temps périscolaires et de loisirs. Mais tous jouent un rôle et font une partie de ce qui permet à un-e petit-e de se construire. C’est dans l’articulation et la mise en cohérence de tous ces efforts que se nichent les chances les meilleures de réussite et d’épanouissement de tous nos petiots, y compris ceux qui ont le moins de chance au départ. C’est bien pour ça que Catherine Piau, la troisième élue de la bande, chargée de l’animation et de la restauration scolaire était là aussi. Avec ces trois là, j’avais intérêt à me tenir à carreau ! Elles ont eu la gentillesse de ne pas m’infliger d’humiliation publique : elle sont aussi peu à l’aise que moi un marteau à la main. Quelle que soit leur opinion sur la manière dont nous remplissons notre mandat d’élus les parents et enseignants ont été soulagés de ne pas devoir compter sur nous pour le construire, ce centre de loisirs ! Bilan : trois clous tordus mais pas de bobo ! Le menuisier à très vite récupéré son marteau…