Posts Tagged ‘Ayrault’

Faire vivre le débat démocratique

samedi, mars 4th, 2017

Bon, ben voilà, c’est fait. J’ai rempli mon parrainage de Conseiller départemental pour Benoît Hamon et, promis, je le posterai !

Je le fais d’abord par cohérence et discipline : élu socialiste, encarté depuis plus de 30 ans, je dois mon parrainage au candidat de mon parti. Point barre.

Ou alors, c’est que je quitte mon parti. Ce qui, selon moi, serait une erreur et une faute.

Une erreur car la ligne politique qui est la mienne est majoritaire au sein du P.S au regard du seul indicateur qui vaille : le dernier congrès. Ceux qui prétendent que la primaire y a changé quelque chose se trompent lourdement : la primaire, ça désigne le-la candidat-e, pas l’orientation du parti. Et quand bien même un candidat minoritaire dans son parti vient à gagner cette primaire, c’est par un collège électoral différent. Le respect du vote militant, c’est une base, que je sache… Si un scrutin ouvert au-delà du parti venait annuler le vote des militants, je garderais ma cotis’, moi !

Et donc, revenons à nos moutons, si les majoritaires quittent le parti, ils le laissent…aux minoritaires, c’est arithmétique !

Pour ma part, j’aime les minoritaires du P.S quand ils le restent. Ils ont, en tant que minoritaires, une fonction, une utilité, un ADN politique. C’est leur vocation : leur pensée politique est conçue pour rester minoritaire. Leurs pratiques politiques et leurs postures sont cohérentes avec elle. Qu’un accident politique ou une désertion massive viennent à les rendre majoritaire, le P.S serait voué lui-même à la minorité, à l’opposition permanente, livrés aux maladies infantiles persistantes de la gauche (cf. de nombreux posts précédents), condamné à laisser la droite gouverner. Donc, pas d’erreur, je reste au P.S ! On ne va pas le laisser entre des mains qu’on ne saurait qualifier de mauvaises, juste d’inadaptées à sa vocation de parti de gouvernement. Le transformer oui, c’est urgent, et en profondeur ; le saborder, non ! (suite…)

Non à l’accompagnement et oui à la rupture !

mercredi, novembre 9th, 2016

Par un délicieux lapsus par omission, l’inénarrable Benoît H. (ce blog ne se résout pas à nommer complètement les renégats), le même à qui une bonne âme avait du expliquer ce qu’est l’économie sociale et solidaire à sa première nomination gouvernementale à ce portefeuille, celui qui n’a guère connu d’autre univers que l’appareil du Parti Socialiste où il a successivement trahi un paquet de gens, vient d’appeler implicitement les Français de droite, puis les autres, à réinstaller Nicolas Sarkozy à l’Elysée.

Égrenant sur France-Inter la liste des représentants du « système » destinés à connaître face à la fille Le Pen le sort d’Hillary Clinton face à Donald Trump, il a pris soin de n’oublier ni François Hollande ni Emmanuel M., ni bien sûr Juppé, mais a omis de citer Sarkozy, ainsi promu – il le dit d’ailleurs lui-même à peine en creux – meilleur rempart contre l’extrême-droite ! Relevant cet oubli fâcheux, le facétieux journaliste condamna notre malheureux camarade à ramer sérieusement le reste de l’interview.

Je ne peux évidemment soupçonner ce pauvre Benoît de souhaiter une telle issue pour mai 2017. Mais sa tentative de démonstration démarrant en belle envolée et s’achevant prématurément en atterrissage forcé, n’est pas sans devoir interpeller femmes et hommes de gauche.

Il est inévitable que l’élection américaine inspire des parallèles avec notre propre élection à venir. Les défis sont largement comparables, les comportements sociopolitiques en rapport aisé à établir, et notre propension à imiter les tendances made in USA avérée.

Dessin de Xavier Gorce www.lemonde.fr 15-09-2016

Dessin de Xavier Gorce www.lemonde.fr 15-09-2016

Bernie Sanders aurait-il pu battre Trump ? Mélenchon et ses semblables de l’intérieur du P.S se sont hâtés de l’affirmer. L’avantage de ce type d’affirmation c’est qu’elle sera pour toujours invérifiable. C’est aussi sa faiblesse. Il est vrai que Sanders n’aurait pas eu le lourd handicap qu’à constitué pour Hillary sa longévité politique familiale avec toutes les casseroles réelles ou supposées qu’elle a du traîner, en plus du peu de sympathie qu’elle a naturellement inspiré aux électeurs de son propre camp. Pour le reste, l’affirmation paraît bien hasardeuse : comment réunir une majorité dans tous le pays quand on n’est pas en mesure de rassembler une majorité de son propre camp lors d’une primaire ? L’offre politique de Sanders s’est révélée ainsi incapable de dépasser une capacité de nuisance incontestable, tant il est vrai que la mobilisation électorale de la classe moyenne blanche américaine, déclassée ou en angoisse de l’être pour sa partie inférieure, ou juste peu encline au partage pour sa partie prospère (l’Iowa…), a été très supérieure à celle des minorités et des jeunes Démocrates qui soutenaient Sanders face à Clinton lors de la primaire.

Il faudrait donc être anti-système, anti-élites, anti-sachants, anti-intellectuels, anti-libre-échange, anti-mondialisation, pro-déficits et pro-dette publics pour gagner une élection aujourd’hui, qu’on soit de droite ou de gauche.

Il faudrait donc, si on suit Benoît, Jean-Luc, ou dans un autre style le très auto-satisfait Arnaud M., se conformer à ce nouveau « main stream » populiste à l’œuvre dans tout le monde occidental et même au-delà, pour avoir une chance…d’échapper à sa version trumpienne ou lepéniste, voire de battre la droite habituelle.

Nombre de commentateurs américains, l’écrivain Douglas Kennedy par exemple, entendus sur nos ondes nationales, relevaient que l’inculture largement partagée était parmi les fondamentaux de la victoire de Trump et en appelait à l’éducation pour éviter de telles catastrophes. La corrélation établie entre faible niveau de formation et vote d’extrême droite en France ne dément pas cette affirmation.

Les contre-vérités, voire même les énormités proférées par les populistes de tous les pays unis dans le mensonge se répandent d’autant mieux qu’elles peuvent correspondre au vécu ou ressenti de tel ou tel sur le terreau d’inculture décrit. Les peuples lassés des promesses non-tenues et des espoirs déçus se tournent vers le Père Noël ou plutôt vers le Père Fouettard, la tentation autoritaire accompagnant la croyance déraisonnable dans des solutions simples à des questions compliquées, à moins que ce ne soit le désir nihiliste de renverser la table. Après le Brexit, il y a quoi, rappelait Jean-Marc Ayrault ? Le vide.

Ce que je suis bien obligé de constater, c’est que ce sont toujours la droite et l’extrême-droite qui capitalisent électoralement sur ces ambiances ou l’irrationnel l’emporte sur les faits les mieux établis. Doit-on considérer le Vénézuela, le Nicaragua ou même le Brésil de Lula et Dilma comme des contre-exemples à suivre ? Pas bien convaincant, ni comparable d’ailleurs…

Je crois donc qu’il faut que la gauche cesse de jouer ce jeu qui ne lui ressemble pas, et qu’elle sache rompre avec la tentation de l’accompagnement de la formidable régression incarnée aujourd’hui par l’élection de Trump aux USA. Nous n’y avons pas suffisamment prêté attention mais il n’y a pas plus grand adversaire du TAFTA que le nouveau Président américain. TRUMP et ATTAC même combat ? Cette convergence interroge…

La tentation du repli sur le pré-carré national, la proclamation d’une réorientation française d’une Union Européenne vouée aux gémonies libre-échangistes (où nous referions l’Europe tout seuls, car nous sommes quand même plus intelligents que tous les autres), avec des propositions vieilles lunes visant à retrouver un âge d’or largement fantasmé, participent de cette régression à laquelle nous sommes invités.

« Le courage, c’est de chercher la vérité, et de la dire. » disait je crois Jean Jaurès. La vérité c’est que le protectionnisme est infiniment plus dangereux pour les peuples que le libre-échange même mal et insuffisamment régulé. Et pourtant les peuples sont visiblement prêts à croire le contraire, ou à le laisser accroire par leur vote. La vérité est que les économies « développées » ont et auront besoin de main d’œuvre immigrée ce qui n’empêche par les vieilles peurs de se réveiller, feu couvant raciste et xénophobe attisé par la menace terroriste.

Je ne veux pas d’une gauche qui accompagnerait ces mouvements régressifs, à proprement parler réactionnaires, fussent-ils apparemment populaires. D’abord parce que je les crois contraire à l’intérêt du Pays et particulièrement de ceux que je défends d’abord en tant qu’homme de gauche : les classes moyennes et populaires. Ensuite parce qu’il ne correspondent pas à la proclamation de Jaurès que je partage plus que jamais. Enfin, parce que leur inefficacité électorale est démontrée, aux États-Unis comme ailleurs.

J’en appelle donc à la rupture avec la tentation populiste. Cela n’enlève rien à l’examen lucide des responsabilités des « élites » souvent auto-proclamées dans le rejet dont elle font l’objet. Cela n’exonère en rien la social-démocratie européenne de son devoir de réinvention pour retrouver une capacité de projection collective dans l’avenir, mobilisatrice pour les peuples d’Europe, dans la mondialisation. Cela, surtout, n’affaiblit pas d’un iota la vigueur de notre condamnation de l’ultra-libéralisme qui nous a conduit là où nous sommes, et dont je persiste à dire que le quinquennat Hollande nous aura protégé des plus graves de ses dégats.

Il est plus que temps de se mettre au travail.

Lâche pas l’affaire, Pépère ! (II)

mardi, septembre 13th, 2016

Plus globalement, c’est fou comme nombre de gens « de gauche », en toute sincérité et innocence, se réfèrent aisément aux dogmes et certitudes, sans aucune référence au contexte, et donc sans relativisation !

Prenons l’économie : on est de gauche, donc la politique de l’offre, c’est mal ! La leçon de 1982 n’a pas été apprise, l’exemple de la Grèce analysé à l’envers… Si tu n’avais pas réduit les déficits publics en augmentant les impôts d’abord (ouille !), puis en maîtrisant comme jamais les dépenses publiques (aie !), où en serions-nous ? Ceux qui n’ont que le mot d’austérité à la bouche auraient de vraies raisons de se plaindre ! Les Européens, Allemands en tête, (pas l’Europe, hein ! Les Européens !) ont refusé l’évidence énoncée par Piketty : à une monnaie doit correspondre une dette publique globalisée. La dette grecque (et les autres) pouvait être absorbée dans une dette globale où elle était infinitésimale ou presque. Dès lors, pour nous, le choix était (un peu comme en 82…) entre quitter la zone Euro et retomber dans les dévaluations n’ayant rien de compétitives et une instabilité monétaire épuisante pour l’économie, ou le consentement à une certaine discipline collective au sein d’une zone Euro protectrice pour tous, en essayant d’obtenir des gouvernements de droite européens et de leurs économistes « main stream » un desserrement de l’étreinte orthodoxe. Non sans résultat d’ailleurs : qui oserait qualifier de restrictive la politique monétaire de la BCE ? Donc oui, l’appartenance à l’Euro et sa zone nous protège. Comme tous ses membres bénéficiaires, autant que dépendants d’une économie ouverte ! Aucun des pays qui s’en sortent bien (mieux que nous) hors de la zone Euro n’ont à la fois notre niveau de puissance économique, de protection sociale, et notre place dans les échanges internationaux ! Elle a une histoire, la France ! On ne peut la nier !

(suite…)

Lâche pas l’affaire, Pépère ! (I)

lundi, septembre 12th, 2016
Dessin prémonitoire de FRAP en avril 2011. Bis repetita ?

Dessin prémonitoire de FRAP en avril 2011. Bis repetita ?

Evidemment, « Tonton, laisse pas béton », c’était plus classe et plus respectueux. Mais l’essentiel était que la rime ne fût pas trop pauvre… Pas plus que ton bilan, riront les affreux de tous poils qui se délectent de cette perche tendue, aucune facilité ne les rebutant. Je te les sers donc moi-même avec assez de verve, etc. etc.
Trêve de plaisanterie, l’élection du printemps s’annonce pénible pour nous autres qui souhaitons vraiment que la gauche gouverne plus de 5 ans consécutifs. Nous pensons vraiment que cela vaudrait mieux pour tout le monde et notamment pour ceux qui sont vraiment les victimes du système inégalitaire qui domine le monde sans partage, depuis que les alternatives dirigistes se sont effondrées sur elles-mêmes. Cet échec-là ne peut décemment t’être imputé.
Pour le reste, l’heure est à l’inventaire. Les succès et progrès n’intéressant pas grand monde (comme si c’était facile !), j’avoue que tout ne m’a pas convenu dans ce quinquennat. Accessoirement, ta manie de jeter ceux dont la loyauté est inexpugnable au profit de ceux à qui, passé le bout de la rue, il vaut mieux demander de marcher devant soi. La baffe Macron, tu l’as un peu cherchée ! Même Manuel : dès 2007, il faisait l’impasse sur 2012 persuadé que 10 ans de Sarko étaient inéluctables ! Sa candidature à la primaire relevait de la même logique que celle aujourd’hui des Benoît H ou Arnaud M (mon clavier est allergique au patronyme des renégats) avec qui il a organisé son arrivée à Matignon : on parie sur la défaite et on se place pour le coup d’après. Où et quand s’arrêtera sa loyauté ? Ayrault « n’imprimait pas ». Il t’en a fallu du temps pour t’apercevoir que ce n’était pas une bête de médias : 15 ans voisins à l’Assemblée pour ne pas faire la différence entre un « faiseux » et un « diseux » ! Macron « imprime », lui, c’est vrai… Valls aussi d’ailleurs : le seul type qui réussit à mettre des centaines de milliers de gens de gauche dans la rue contre une loi (finalement) de progrès social, avec des dégâts politiques considérables ! Sur le coup, heureusement que Laurent Berger et la C.F.D.T étaient là, mais ils peuvent t’en vouloir (ils t’en veulent d’ailleurs !)… Quel benêt ce JMA : faire passer une réforme des retraites pérennisant notre système par répartition sans un pet de travers, obtenir un accord interprofessionnel sans drame, a-t-on idée ?!

(suite…)

Donnons une majorité à François Hollande !

vendredi, mai 11th, 2012

D’abord il faut que je vous remercie, vous les citoyennes et citoyens de Nantes Nord. La métaphore sportive convient assez bien pour décrire les joutes électorales. Je vous remercie donc pour le score que votre mobilisation civique et votre soif de changement ont permis à François Hollande d’atteindre dans notre quartier. 6567 voix, 67,53 % des suffrages exprimés, 78 % de participation : j’aurais signé pour ce résultat au début du match comme à la mi-temps !
C’est sûrement un peu présomptueux, mais je veux aussi voir dans ce score une réponse à la campagne de terrain que nous avons menée, ici comme ailleurs. L’occasion de remercier également les militant-e-s qui m’ont accompagné dans ce marathon de porte à porte qui nous est habituel (le planning prévisionnel en est désormais juste à 2 h près !) mais qui n’avait jamais été aussi complètement accompli pour une élection présidentielle. J’ai même été jusqu’à casser les oreilles à un nombre certain d’entre vous avec une nouvelle édition de la tournée sonorisée (la sono était très performante !) que je m’honore d’être le seul élu à faire jusqu’au pied des tours de nos quartiers populaires et d’y être bien reçu par le plus grand nombre.
Le résultat de l’élection est donc une récompense que je m’autorise à goûter comme telle !
Nous avons enfin un président de gauche !
En plus, c’est celui que j’avais choisi dès le départ ! Il n’y avait pas grand monde à Lorient en juin 2009 ? Eh bien j’y étais, porteur d’un message de Jean-Marc Ayrault de surcroit. Joie, émotion et un brin de fierté, donc.
Sauf que maintenant, les ennuis commencent. « Enfin ! », disait Blum ! (j’ai dit Mendès-France par erreur à un journaliste radio dimanche soir). Et les plus jeunes vont apprendre qu’être dans la majorité qui gouverne, surtout dans une période aussi difficile, c’est exaltant, mais ce n’est pas un long fleuve tranquille…
D’abord, une majorité, il faut lui en concocter une au Président que nous avons donné à la France. Et à ceux qui vont l’accompagner, dont un que nous allons probablement devoir prêter au pays avec la même élégance que les Corréziens l’ont cédé lui-même.
Il faut donc gagner les législatives pour ouvrir véritablement la période nouvelle que nous avons tant espérée.
Chacun fera son maximum, à l’endroit où il se trouve, je n’en doute pas. Nous aussi, je parle là au nom de tout-e-s les militant-e-s socialistes de la 1ère circonscription de Loire-Atlantique.
Et moi aussi, qu’on se le dise !
Notre particularité locale est d’avoir élu en 2007 un député écologiste. Nous l’avions souhaité alors qu’aucun accord national entre partis ne nous y invitait. Notre détermination et notre abnégation collective d’alors ont permis l’élection de François de Rugy. J’y ai pris ma part. Avec ardeur militante et avec un bonheur persistant tant cette campagne victorieuse reste un bon souvenir.
Le climat de nos relations partenariales avec ce qui est devenu « Europe Ecologie Les Verts » a connu depuis lors quelques fluctuations. J’y ai pris ma part. Avec la gourmandise de celui qui refuse tellement d’être dupe de la part de comédie humaine qui se joue dans la vie politique qu’il est incapable de se dispenser d’en souligner les travers, et dans un rôle proche de celui du nettoyeur dans une mêlée ouverte de rugby, rôle que les circonstances et des aptitudes certaines à la taquinerie m’ont gentiment dévolu dans le casting politique local. Il faut bien faire briller les 3/4 !
Car l’union est et reste un combat !
Ce combat-là, il nous faut désormais le gagner dans un tout nouveau contexte. Celui d’une ère d’espérance qui s’ouvre, avec un Président et un gouvernement enfin conformes à l’idée que nous nous en faisions. Elle ne nous demandera pas moins d’abnégation que la précédente ; pas moins de détermination, et encore plus de sens des responsabilités. Il n’est pas dit que nous y trouvions moins de satisfactions et de plaisir !
Pour cela, il faut que François de Rugy soit réélu député dans notre 1ère circonscription. Son bilan de député le justifie d’ailleurs. Il a été utile, comme parlementaire, c’est-à-dire comme élu de la nation qui élabore, vote les lois et contrôle l’action du gouvernement, à celles et ceux qui l’ont élu en 2007. Quel contraste avec son prédécesseur !
Cette fois, si notre détermination à en faire le candidat de toute la majorité présidentielle, de gauche, écologiste, républicaine et humaniste venait à faire défaut, elle serait suppléée par la ferme invitation d’un accord national entre partis. Mais il ne s’agit pas que de discipline, même si elle fait partie de l’élégance que nous devrons peut-être avoir de prêter notre Maire à la France : imaginez un non-respect de l’accord national dans sa ville… ça ferait désordre et ce n’est pas le moment !
Il s’agit d’abord de donner toutes ses chances de succès à la période nouvelle qui s’ouvre. Et, ça, franchement, ça me fait envie !
Les désaccords et agacements réciproques sont faits pour être surmontés et dépassés. Nos petites personnes et nos égos sont de peu d’importance au regard de la cause que nous défendons qui est tellement plus grande que nous-même. Dans la vie politique, il y a les péripéties, les anecdotes, les désaccords et les disputes, mais il y reste l’essentiel : l’intérêt général. C’est le point de vue que François et moi partageons.
C’est aussi, je n‘en doute pas un instant, l’exigence commune entre les 6567 électeurs de François Hollande à Nantes Nord et ceux du reste de la circonscription.
Le moment de l’enthousiasme partagé d’une victoire historique est le meilleur qui soit pour ouvrir la page suivante.
Je serai donc pleinement aux côtés de François de Rugy pour la campagne législative qui s’ouvre et j’appelle tous ceux qui veulent la réussite du quinquennat de François Hollande à se mobiliser avec moi. Si mes camarades socialistes m’en donnent mandat, je serai à nouveau son suppléant pour les 10 et 17 juin.
Sa réélection, gage de l’obtention de la large majorité dont François Hollande a besoin, sera la victoire de tous. Je prends ma part !

Je ne saurais mieux dire…

vendredi, octobre 14th, 2011

On peut être plus mal entouré !

On ne peut rassembler les Français qu’en rassemblant d’abord son propre camp. Votez François Hollande !

Après les manifs (II)

dimanche, novembre 21st, 2010

Belle brochette de socialistes manifestants !

Donc, le mouvement contre la « réforme » des retraites, dans sa phase la plus active, a été exceptionnellement puissant. La presse a considéré que la dernière manif’ nantaise en date traduisait un essoufflement. A 15000 personnes. Or, foi de syndicaliste n’en ayant pas raté beaucoup depuis 25 ans, une manif’ de 15000 personnes à Nantes est une grosse manif’, loin d’être fréquente. C’est dire si celles qui ont précédé ont été énormes, et leur répétition sans beaucoup de précédent. Même si, très logiquement, le propos des manifestants s’est politisé au fur et à mesure en se cristallisant sur la personne de Nicolas Sarkozy, ce succès est du à la clarté d’appels qu’on doit porter au crédit de l’intersyndicale. On savait pourquoi on manifestait, l’objectif était unique et la revendication claire.

Aujourd’hui, le mouvement n’a pas gagné, puisque la loi a été promulguée et est donc en vigueur. De là à dire qu’il a perdu…

Un mouvement social de ce type ne perd jamais vraiment. Rien que le goût retrouvé de l’action collective, l’esprit de solidarité et de fraternité qui traverse les cortèges ou le sentiment de force que confère le fait de se savoir nombreux et soutenus sont des acquis certes souvent immatériels, mais bien réels. Oserai-je parler de conscience de classe renaissante ? Sarkozy passe son temps à opposer les gens les uns aux autres, à susciter des tensions, à encourager la recherche de bouc-émissaires. Je ne crois plus (ça fait un moment…) que la lutte des classes puisse être le moteur de l’histoire. Elle n’a pas disparu pour autant. Le comportement et la politique de l’actuel pouvoir est un comportement de lutte des classes : tout est fait pour la préservation de ce que JMA a eu raison de nommer par son nom, la ploutocratie. Non que les riches soient par nature de mauvaises gens. Simplement leur bonne conscience à considérer leur situation est normale, qu’ils méritent leur réussite, que les autres n’ont qu’à faire comme eux et que c’est finalement comme ça que la terre tourne le plus rond reste insupportable. Lorsque le pouvoir politique les encourage dans cette inclination jusqu’à la caricature et la nausée bling-bling, ce qui se produit en ce moment, l’indignation et la colère doivent trouver des modes d’expression collective et c’est ce qui s’est passé avec l’affaire des retraites, partie émergée d’un iceberg d’injustices.

Naturellement, cette expression de colère ne va pas sans tentations simplistes, où le slogan remplace et la pensée et l’élaboration de solutions. Les obédiences trotskystes ou gauchistes de tous poils, dont la persistance de l’influence dans notre pays est une bénédiction quotidienne pour les Neuilléens de droite relevant leur courrier, et qui, non contentes de se bouffer le nez entre elles et de scissionner régulièrement, garantissant ainsi leur impuissance à faire d’autre révolution que celle de leur phraséologie qui tourne en rond, vont naturellement y jouer les sergents-recruteurs pour leur véritable combat : affaiblir la gauche qui prend le risque de vouloir gouverner en redonnant au mot réforme son sens progressiste, autrement dit les socialos ! (suite…)

Les beaux dimanches

lundi, septembre 27th, 2010

Resnais en a filmé un à la campagne (pas Resnais, Tavernier, me fait justement remarquer Rémi Tessier en commentaire ! Merci à lui !), Amadou et Mariam les ont chanté à Bamako, Renaud « à la con »  et Juliette Gréco les haïssait.

Mes petits dimanches à moi sont généralement réservés…à moi ! Je m’en déjà suis excusé auprès des dirigeants de l’Etoile du Cens, que je devrais aller supporter plus souvent le dimanche après-midi au Stade de l’Amande, mais l’appel de la sieste est le plus fort. Il y a quand même des exceptions, en dehors même des dimanches d’élections.

On a dressé un chapiteau sur le parking de la salle Santos Dumont pour l'occasion

Dimanche dernier, j’étais à Nantes Nord, à Santos Dumont pour être précis, pour fêter les 40 ans du Comité d’Action de la Petite-Sensive. C’était le repas du dimanche, préparé par « Métisse à Nantes » (Colombo de poulet…), en l’honneur de celle que son président Nicolas Chéri-Zécoté appelle Mamie et le reste du quartier Olga. Olga Chalon, c’est l’âme de la Petite-Sensive. Depuis 40 ans, et même si on arrive parfois à la convaincre qu’à 88 printemps, elle peut éventuellement rester un peu tranquille, elle prépare les repas servis au restaurant social. Mais c’est aussi une combattante, Olga. Une combattante de la solidarité, de l’action collective quotidienne, là où l’on vit et où trop de gens souffrent. Son heure de gloire, elle l’a connu en 1994, quand François Mitterrand est venu inaugurer la salle Santos Dumont et sa cuisine toute neuve qui venait enfin remplacer les caves de la rue du Honduras où tout a commencé. Alors je suis allé déjeuner avec tous les compagnons et compagnes de lutte (Jean-Louis, Jacqueline…), avec sa fille Christine qui reprend le flambeau de cette mère de 6 enfants qui sait que rien n’est jamais donné à ceux qui n’ont pas eu plus de cuiller d’argent dans la bouche qu’il n’ont à en mettre dans la bouche de leurs enfants. Comme c’était fête, j’ai amené la guitare et on a chanté Piaf et Fréhel. (suite…)

La République à l ‘endroit

mercredi, septembre 15th, 2010

Je n’ai pas vérifié, mais je crois que c’est la première fois que je vous propose sur ce blog la vidéo d’un discours de Jean-Marc Ayrault. En l’occurrence, ça s’imposait. Total respect, chef !


Nous voulons remettre la République à l'endroit
envoyé par jmayrault. – L'actualité du moment en vidéo.

Un schtroumpf sachant schtroumpfer doit savoir schtroumpfer sans son schtroumpf !

samedi, juillet 3rd, 2010

J’avais eu droit à R2D2, au clown, au sale gosse, voilà que FRAP me fait Schtroumpf. Un honneur. Même si ce Gargamel là ne me schtroumpfe pas une peur bleue ! Honneur au grand Mareschtroumpf !

Paru dans Presse-Océan du 3 juillet 2010