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Où étiez-vous donc, M. le 1er adjoint ? A la Grillonnais, Mme le Maire !

lundi, avril 3rd, 2017

Comme dirait quelqu’un que j’aime bien : « la parole donnée, cela compte pour moi».

C’est donc l’histoire d’une promesse, celle faite à des jeunes en situation de handicap rencontrés à la cérémonie des vœux de l’Association des Paralysées de France…en janvier 2016. C’était mon problème. La promesse n’était plus de toute première fraîcheur… J’avais donc fixé la date de la visite promise à l’IEM-FP de la Grillonnais (Institut d’Education Motrice et de Formation Professionnelle)…juste avant la cérémonie de vœux 2017, histoire de pouvoir y assister sans trop de « h’chouma » pour reprendre le mot au sens si subtil appris de Djamel Debbouze.

Sauf qu’entre temps et un premier report plus tard, il a plu à la personne que j’aime bien de modifier un poil le calendrier du Conseil municipal… Et voilà ma promesse qui tombe plein conseil, après que j’ai séché le conseil métropolitain pour cause de (petites) vacances.

Au risque de fâcher la personne que j’aime bien, que c’est quand même la patronne (un premier adjoint, c’est fait pour être assis à sa droite pendant le conseil municipal pas pour aller folâtrer à Basse-Goulaine !), j’ai donc décidé d’honorer quand même ma promesse.

J’avoue que je ne regrette pas ! La Directrice du lieu, Mme Sophie Recoquillé, a juste un peu aidé Maxence (le président) Ewen, Olivier et les autres élu-e-s des usagers, à me faire visiter ateliers et lieux de vie où ils se construisent un avenir d’autonomie, un projet de vie globale, avec autant de détermination que de pragmatisme, devant la (dure) réalité de leur handicap. Qu’ils soient ici remerciés de la qualité de leur accueil et de leurs explications. Mais aussi de leur franchise.

C’est en effet ma casquette de président de la SEMITAN qu’ils m’ont vissée sur la tête pour, après la visite, rejoindre Alain VEY, maire de Basse-Goulaine pour une revue de ce qui ne va pas sur notre réseau de transport. Ils avaient pris des photos de la rampe du Busway trop raide pour le fauteuil électrique, du trottoir trop étroit pour manœuvrer ledit fauteuil, du trottoir non bitumé à l’arrêt de bus…

J’ai pu constater qu’en dehors des aspects spécifiques à leur condition d’usagers en situation de handicap, leurs doléances sont aussi celles de tous les jeunes, leur exigence de qualité service et de relation avec les conducteurs très similaires à celle de l’ensemble de notre clientèle.

Nous allons donc faire étudier la liste qu’ils m’ont remise. Nous ne pourrons peut-être pas tout faire exactement comme ils le souhaitent mais nous ferons le maximum et nous expliquerons le reste aussi franchement et respectueusement qu’ils m’ont interpellé. L’ami Jean-Pierre Chambon, qui est un banc d’essai de l’accessibilité de nos transports publics à lui tout seul, n’a rien à craindre, la relève est là !

Il y a un aspect que je n’ai pas abordé avec eux, parce qu’ils n’y peuvent rien. C’est celui du choix de localisation de tels établissements. Je me doute que le foncier nécessaire à un projet de cet ampleur, ça ne se trouve pas sous le sabot d’un cheval dans une métropole comme la nôtre. La tentation de s’installer là où une opportunité adaptée au projet développé se présente est grande. La qualité du site de la Grillonnais est remarquable. Un outil magnifique au service de ses jeunes usagers. Mais il est clair qu’aujourd’hui, il faut s’efforcer de positionner ces établissements le long des axes structurants de transports 100% accessibles comme les espaces publics qui les bordent. Le centre de la Tourmaline situé le long de la Ligne 3 du tram est un bon exemple en la matière. Car il sera toujours plus difficile d’adapter a posteriori un espace public de zone pavillonnaire, ou de centre bourg, peu dense, excentré, avec des transports collectif aux performances forcément plus modestes à tous points de vue. En attendant, on va essayer d’améliorer celles des lignes qui desservent le lieu où Olivier, Ewen, Maxence et les autres ont besoin d’un coup de main pour vivre leur vie, comme tout le monde. L’inclusion, ils disent à l’A.P.F.