Posté le 30 août 2011
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…et rendez-vous les 9 et 16 octobre pour les primaires citoyennes de désignation du (ou de la) candidat-e socialiste aux élections présidentielles !
mes voeux de rentrée 2011-2 par pascalbolo
Posté le 6 juillet 2011
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A la veille du premier tour, nous avions choisi l'option "remorque". Marianne et Nour étaient là aussi !
Je le reconnais, tout cela fait un peu auto-promotion ou auto-célébration.
Mais, déjà coupable de l’inachèvement d’un « abécédaire de campagne », je ne pouvais pas en plus laisser les images prises par Younès pendant cet après-midi du 26 mars dans un coin de disque dur.
Pour conclure la campagne cantonale, nous avions décidé, après un test réussi la veille du premier tour, de faire une tournée des quartiers populaires pour inciter leurs habitants à voter, et pour nous de préférence. Le principe est simple : louer un groupe électrogène, une sono de 2X300 Watts et un micro, s’installer au pied des immeubles, mettre le son à fond et parler aux gens. J’avais confié le caméscope à Younès pour témoigner de cette opération. Il m’a donc filmé pendant mes interventions, et réalisé (à mon insu) des mini interviews des camarades et amis participants. Évidemment, ils ont dit des choses gentilles (trop) à mon égard. Même si j’ai raccourci au montage, ça fait un peu propagande mais, comme l’élection est passée et que leurs propos étaient sincères et spontanés, j’ai eu la faiblesse de ne pas les censurer. Et puis il a laissé parler Myriam. Son interview est parfaitement révélatrice de l’état d’esprit qui a été le nôtre durant cette courte mais intense campagne de terrain. J’en ai donc laissé l’essentiel.
Evidemment, cela n’a de valeur que de témoignage d’un argumentaire politique et électoral décliné et déclamé en direct, et de souvenir pour ceux qui l’ont vécu. Mais ça a été tellement bien accueilli par les gens (les retours ultérieurs étaient très majoritairement positifs ainsi que l’accueil) que j’ai eu envie de monter cette tranche de campagne et de vous la proposer.
C'est ma tournée du 26 mars par pascalbolo
Posté le 1 juillet 2011
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Questions claires, réponses précises… Enfin, j’espère !
Cliquez ici pour aller sur le site.
Posté le 26 juin 2011
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Le Parti socialiste a décidemment bien du mal avec la présidentielle à la mode Vème République. A une époque Jean Poperen (et, si ma mémoire est bonne, Dominique Strauss-Kahn), avaient plaidé pour une conversion des socialistes à un vrai régime présidentiel (sans premier ministre ni droit de dissolution), paradoxalement mieux respectueux du parlement que notre monarchie républicaine. Mais la tradition sociale-démocrate européenne a été la plus forte : parlementaristes nous avons été conçus, parlementaristes nous restons. Nous devons donc gérer la contradiction entre la logique inscrite dans nos gène politiques et la primauté acquise, contre notre gré, par l’élection présidentielle depuis 1962. Notre logique c’est que le parti se dote d’un projet, d’ un programme, d’un-e Premier secrétaire et c’est à lui ou elle de conduire la campagne de la seule élection qui nous corresponde vraiment, celle qui est déterminante dans toutes les démocraties parlementaires européennes : la législative. Et c’est ce chef de parti qui gouverne en cas de victoire. C’est le modèle 1997 avec Jospin. Clair, logique…et victorieux.
Seulement, voilà, c’est avec la meilleure foi du monde, prenant acte de la primauté incontestable de l’élection présidentielle dans l’esprit de nos concitoyens, que nous avons décidé de nous y conformer en inversant le calendrier de 2002, plaçant la législative après la présidentielle alors que rien d’autre qu’un sentiment très largement partagé que faire les choses dans l’autre sens n’était pas raisonnable ne nous y obligeait. Comme il advint la catastrophe que l’on sait, nous avons depuis une présidentielle précédant la législative, ce qui rend très peu probable une cohabitation mais nous replonge, Mitterrand mort et Jospin retiré, dans des affres schizoïdes, vénérant le collectif, le vote militant et la représentation nationale et pleurant l’instant d’après l’absence d’un leader charismatique aussi capable de s’asseoir sur les textes de congrès sans que personne ne moufte. Ô mânes de François Mitterrand !
Depuis nous avons poussé le perfectionnement jusqu’à devoir choisir notre premier-e secrétaire parmi des personnalités ayant en commun leur absence voulue ou subie du lieu dédié par excellence au débat démocratique national : le parlement. Des champions du paradoxe, je vous dis !
Un congrès de Reims, une crise financière mondiale exceptionnelle de soudaineté et d’ampleur, et un délitement de la ploutocratie Sarkozienne plus tard, force est de reconnaître que les paris que faisaient certains dès 2007 sur le caractère inéluctable notre défaite en 2012, et qui se préparaient donc sans vergogne au coup d’après, sont aujourd’hui aussi hasardeux qu’ils étaient scandaleux. Y compris parce que Martine Aubry a su remettre le Parti au travail, ne lui marchandons pas cette reconnaissance.
La gauche peut et doit gagner a prochaine présidentielle. Les pronostics les plus sombres que nous faisions avant 2007 sur la situation de la France en cas de victoire de Sarkozy se sont révélés insuffisamment pessimistes.
L’alternance sera-t-elle suffisante, pour remettre la République à l’endroit, selon la jolie formule de JMA, je n’en sais rien. L’élu local d’un quartier populaire que je suis sait qu’elle est juste nécessaire pour les gens qui y habitent, ne serait-ce que parce qu’ils finissent par ne plus y croire eux-mêmes.
Il y a quelques temps, j’expliquais ici même que l’unité derrière celui ou celle qui, étant le mieux en situation d’être Président-e, allait gagner la primaire serait mon choix, que ma préférence personnelle avait somme toute bien peu d’importance et qu’il convenait dès lors de ne pas se précipiter. Evidemment, ce raisonnement suppose de faire l’effort de considérer que s’il y aura un-e candidat-e socialiste désigné-e démocratiquement et un-e seul-e, il n’y aura pas de gagnant ni de perdants. Il n’y aura pas d’un côté des winners et de l’autre des losers et les procès en opportunisme n’ont donc pas de sens. A condition de bien faire la différence entre cette primaire socialiste et un congrès du même nom.
Déférence gardée envers les autres, j’ai considéré que cela se jouerait entre Ségolène Royal (les 47 % du second tour de 2007, ce n’est pas rien) DSK (la compétence et la stature internationale) ou Martine Aubry (et si pour une fois on faisait simple : la première secrétaire candidate) et celui que je préfère depuis qu’il a remis à flot un P.S en lambeau après 2002 puis qu’il l’a sauvé de l’éclatement en 2005, François Hollande.
Ah ! Les « si » ! Si il avait dit qu’il était candidat pour 2007, au terme du congrès du Mans, après nous avoir quasi imposé une synthèse dont nous n’avions pas envie, mais qui marquait que, grâce à lui et malgré l’affaire du Traité Constitutionnel Européen, le Parti socialiste n’éclaterait pas, les choses auraient été réglées ! Seulement, en 2006, s’il a manqué de cette détermination qui fonde comme un préalable la crédibilité d’une candidature c’est qu’il n’y était probablement pas prêt. Ce que Rozès nomme la dimension spirituelle de l’élection présidentielle française impose une drôle de tournure d’esprit. Il faut croire dur comme fer à son destin, se sentir investi d’une mission pour affronter ce qui est une véritable épreuve, et d’en avoir envie au-delà de toute raison, jusqu’à ce que les autres y croient et en aient envie aussi. Sans parler que le job n’est pas de tout repos…
Bref, le train de 2007 est passé sans qu’Hollande apparaisse à aucun moment en situation de concourir. « C’est le meilleur mais personne n’y croit en tant que Président », était le leitmotiv. L’irrésistible vague Ségolène Royal a emporté le reste et je n’ai pas l’ombre d’un regret d’y avoir ajouté ma goutte d’eau, même si ce n’était pas sans réserve. C’est elle que les Français de gauche voulaient. Dont acte.
Aujourd’hui , force est de reconnaître que l’empêchement de DSK nous place dans une situation bien différente. Non qu’il ait jamais suscité le même type d’engouement que Ségolène en 2006 mais il s’imposait dans l’opinion comme l’homme de la situation économique internationale, celui qui pouvait nous tirer de là…Même si son apparente hésitation et son positionnement très clivant me faisait craindre qu’il ne soit pas un bon candidat de 1er tour. Et le 1er tour, on sait ce qu’il en coûte d’oublier de le prendre en compte en tant que tel…
Pendant ce temps, François Hollande traçait sa route, se préparait. Parlementaire, il a cette légitimité qui reste à mes yeux indispensable en démocratie. Il y ajoute celle de Président de Conseil général de Corrèze. Il est ainsi ancré dans la réalité de la plus vieille des institutions républicaines sur un territoire symboliquement riche des problématiques du pays à bien des égards. Cette double légitimité est à l’évidence un atout pour l’échéance qui se profile.
Il a donc, ces derniers mois, accompli une mue présidentielle dont je doutais qu’elle fût possible. Certes, il était utile que sa chemise froissée ne sorte plus en permanence de son pantalon à la tribune des meetings où il excelle mais ce n’est évidemment pas le plus important. Avant même la très pénible affaire new-yorkaise, il avait réussi à changer le regard porté sur lui par beaucoup de gens par la pertinence de ses réactions politiques, et sa capacité à mettre en avant deux priorités que je crois effectivement essentielles : la première c’est la jeunesse. Lui redonner confiance en l’avenir, rétablir ce cours normal des choses qui veut qu’une génération puisse espérer vivre mieux que sa devancière, c’est redonner une perspective à tout un pays. La seconde c’est la réforme fiscale et la nécessité de mettre fin à la dégressivité scandaleuse de notre système.
Et cela fait un moment que, surveillant les enquêtes d’opinion d’un œil faussement distrait, j’observe chez beaucoup de gens dans et surtout hors du Parti socialiste, cette inclination prendre corps et se traduire parfois par le soulagement de celui qui découvre qu’il n’est pas aussi seul qu’il pouvait le craindre. Eh non ! Se dire que, tout bien considéré, le moment de la rencontre avec François Hollande est peut-être bien venu n’est plus une incongruité ou un sentiment qu’on cache trop prudemment faute d’avoir perçu qu’il était largement partagé.
Alors oui mon choix de cœur devient, je le pense, un choix de raison. Mieux que Ségolène, dont je maintiens qu’il ne faut pas sous-estimer son impact dans les milieux populaires, il peut incarner une victoire possible. Mieux que Martine, pourtant nantie de la légitimité de sa fonction de 1ere secrétaire pour conduire ce combat, il apparaît prêt à affronter l’épreuve de la campagne, préparé à la fonction et mieux armé pour rassembler toute la gauche et au-delà de la gauche. Les autres candidatures sont évidemment légitimes mais ce n’est pas suffisant pour leur donner un sens au regard de l’objectif à atteindre.
Alors il en reste du chemin à faire ! Il y en a des marches à franchir ! Il y en a des écueils à éviter ! Et si demain montait du pays une autre aspiration, il faudrait savoir l’écouter. Mais j’ai envie de cette aventure-là. Je m’y sens bien, à l’aise dans mes baskets politiques, sociales d’abord, réformistes, européennes, écolo jamais décroissantes, résistant mal au bonheur de faire rire mais jamais de manière gratuite, tendues vers la cohérence d’une démarche et le sens d’un engagement.
Alors c’est parfaitement conscient de l’extrême modestie de l’impact de cette prise de position au regard de la dimension que nos primaires devront avoir pour que leur résultat génère la dynamique politique dont nous avons besoin pour gagner l’an prochain, que je vous le dis : pour moi, c’est François Hollande !
Posté le 10 mars 2011
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C’est François Hollande, comme je le trouve vraiment exceptionnel de talent et de pertinence, dans un registre auquel on ne doit pas le réduire mais où il excelle.
Posté le 6 mars 2011
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OK, j’avoue, c’est pas bien. C’est l’ABCd’ère de l’opération Ma ville demain – Nantes 2030, conduite avec son doigté habituel par mon pote Thierry Violland, qui m’a donné l’idée de traiter ma petite campagne cantonale sous cette forme. Et voilà qu’au lieu de me consacrer corps et âme à la diffusion du fameux questionnaire, je lui pique l’idée pour parler de ma campagne. Il faut donc que vous me promettiez d’aller sur le site de NANTES 2030 et de remplir illico le questionnaire histoire de m’aider à racheter ma faute. La vérité, c’est que cette réflexion prospective est beaucoup plus importante que la cantonale dans le 7ème canton. Mais, allez savoir pourquoi, c’est quand même cette dernière qui me mobilise le plus actuellement. Au point d’avoir laissé ce blog en sommeil trop longtemps. On est d’accord ? Bon, c’est parti !
A comme « accueil »
Il faut le dire, nous sommes bien reçus par les habitants. Quelques mécontents bien sûr, de la politique en général plus que des socialistes en particulier. Mais tout de même, beaucoup d’attente, d’exigence à notre égard et parfois de frustration devant le spectacle de la politique nationale. Une fois, une dame a réagi vivement à la lecture de mon patronyme sur la carte que lui tendait Myriam Naël (voir S comme « suppléante »). Elle était fâchée contre moi parce que j’avais avoué mon impuissance à l’aider à trouver un logement social à Haute ou Basse-Goulaine… Comme j’étais à l’étage au-dessus, je suis redescendu dare-dare pour me faire engueuler en direct, et je crois qu’elle est moins fâchée maintenant.
B comme « Bolo »
Vous allez me trouver égocentrique mais pas du tout ! Un pote communiquant me l’a dit un jour : « ton nom, c’est un logo. Ne pas réussir à en faire un visuel correct, ce serait nul ! » C’est comme ça qu’est né en 2004 cette marque avec le prénom manuscrit. J’y tiens beaucoup. Et puis, je trouve encore plein de gens qui connaissent ou ont connu quelqu’un de ma très nombreuse et très nantaise famille et n’en gardent pas de mauvais souvenirs. Bref, même avec mon nom, j’ai plutôt de la chance, même si on m’appelle assez souvent Borloo !
C comme « canton »
Evidemment… Sauf que le 7ème canton de Nantes, personne ou presque ne sait où c’est ni ce que c’est ! Alors on y accole toujours Nantes nord, ce qui est plus parlant. Le problème de l’élection départementale, c’est que beaucoup de candidats (et de journalistes) imagine que le candidat cantonnier sera une sorte de gouverneur du canton. Il se devrait donc d’avoir un programme pour son canton. Ce qui est évidemment ridicule. Le canton est une circonscription électorale, pas un échelon de gestion publique. Un conseiller général n’a ni budget, ni services, ni moyens autre que son droit de vote et de parole au Conseil général lors des sessions. Un ou une parmi les 59 qui composent l’assemblée départementale. On ne vaut donc que par son appartenance à un groupe politique. C’est pourquoi je diffuse le programme des socialistes pour le département et que je ne m’invente pas un programme personnel que je serais bien en peine de concrétiser, alors même que j’appartiens à la majorité. En revanche, des valeurs et des priorités que je porterai à l’assemblée départementale et dans mon groupe politique, ça oui !
D comme « droite »
J’ai un adversaire de droite ! En démocratie, c’est heureux. Et en plus, il fait vraiment campagne. Introduit dans certains réseaux associatifs par l’inénarrable Annick comme membre du Comité des fêtes (il fallait oser mais plus c’est gros, plus ça passe), il est très présent. Au début ça énerve, mais finalement, c’est très bien ainsi : si ça peut limiter l’abstention ce sera une même une très bonne chose. Cela nous rappelle aussi que rien n’est jamais acquis en politique, qu’on n’est propriétaire de rien. Enfin, un aiguillon n’a jamais fait de mal à une campagne électorale !
E comme « étages »
A l’époque où un quartier comme La Boissière a été construit, la règle qui veut qu’on a droit à un ascenseur à partir de 5 étages a été allègrement contournée. J’ai même trouvé une cage d’escalier ou le rez-de -chaussée ne peut être atteint qu’après une grimpette d’un étage complet à partir de l’entrée. Quand vous en êtes à la dixième cage d’escalier consécutive, vous arrivez en haut à peu près incapable de parler à la dame qui vous ouvre gentiment. Mais ça n’a pas vraiment d’importance, surtout quand, vous considérant tout essoufflé, elle s’exclame, étonnée, ravie et sincèrement honorée : « Vous êtes monté jusqu’ici pour me remettre personnellement votre programme !? Ah ben ça c’est gentil ! ». Plus sérieusement, la conception ancienne de ces immeubles les rend vraiment peu accessibles alors même que leurs habitants, qui y résident souvent depuis des décennies, avancent en âge. Lire la suite
Posté le 19 décembre 2010
Dans la catégorie Aimons les socialistes !, Allez Nantes !, Coups de coeur, Dialoguez, dialoguez, il en restera toujours quelque chose, Le nerf de la guerre, Le plus beau de tous les quartiers du monde, Ne modérons pas nos transports publics | 2 commentaires
Je voulais écrire sur les assises de l’animation sociale et culturelle et célébrer le marché de Noël de Nantes Nord. Je tenais à vous raconter la suite de « Dialogue pour tous« , avec la réponse de la ville au travail de l’atelier citoyen. C’était le moment de faire un bilan des plénières publiques des conseils de quartier nouvelle formule, avec la généralisation de la pratique du « mandat de participation » bien au-delà de tout ce que j’avais pu imaginer. J’avais aussi envie de faire partager mon espoir d’une télé locale nantaise avec un seul opérateur qui tienne debout sur le plan éditorial et tienne la route sur le plan économique. Il y avait de quoi écrire sur le Crédit municipal, sa très belle campagne d’infos au service de ceux qui ont besoin d’une banque solidaire. J’aurais aimé faire partager mon enthousiasme devant la compétence des techniciens de la SEMITAN qui inventent des organisations hyper sophistiquées pour que vos bus et vos trams ne restent pas au dépôt faute de pièces détachées ou pour que des tas de pièces inutiles n’encombrent pas nos ateliers. Il y avait matière à vous décrire comment il vaut mieux attendre un peu avant de voter le budget de la ville et de Nantes Métropole dans le brouillard financier dans lequel le gouvernement nous plonge. Il y avait incontestablement deux trois réflexions à vous livrer de la dernière session du bon Président Mareschal. Au pire et en dernier ressort, j’aurais même pu raconter ce que j’ai retenu de la désignation de la tête de liste socialiste aux élections sénatoriales de l’automne prochain, mon ami Yannick Vaugrenard, et en dévoiler au passage quelques dessous, ce qui m’aurait sûrement donné l’occasion d’enrichir mon press-book et de me faire regarder de travers par de bons amis !
Seulement voilà : on est en décembre, il fait froid, on fatigue, les journées commence très tôt devant l’ordi et se finissent très tard…devant l’ordi. Lire la suite
Posté le 28 novembre 2010
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Bon. D’accord. Je sais. Intéresser les électeurs aux élections cantonales du printemps va être coton. Et pourtant, il va bien falloir que nous y arrivions, nous les candidats. En tous cas, si nous nous n’essayons pas, personne ne le fera à notre place. Dès lors, le plus rageant, le pire, le comble ne serait-il pas qu’ayant convaincu un-e citoyen-ne de l’importance de l’échéance, nous nous apercevions que cette personne n’est pas inscrite sur les listes électorales !
Bon. D’accord. Je sais. Telles que les choses sont parties, il n’est pas certain que les primaires pour désigner le-la candidat-e socialiste (ou pas que socialiste) à l’élection présidentielle puissent dissiper la fâcheuse impression du moment à l’égard de cette procédure pourtant prometteuse. Dès lors, le plus rageant, le pire, le comble ne serait-il pas que convaincu-e finalement de l’intérêt d’y participer, un-e citoyen-ne de gauche s’aperçoive qu’il-elle en est empêché-e faute d’être inscrit-e sur les listes électorales !
Alors il faut que nous mettions à profit les semaines qui nous séparent des fêtes pour sensibiliser nos concitoyens au fait qu’ils ne doivent pas se priver d’une faculté de s’exprimer qu’ils utiliseront ou non, selon que nous aurons été convaincants ou pas assez.
Vérifiez que vous êtes bien inscrit-e pour dire votre mot en 2011, localement et nationalement, pour faire entendre votre voix en mettant un bulletin dans l’urne cantonale, puis l’urne pré-présidentielle.
Tout est expliqué dans la petite vidéo ci-dessous !
Inscrivez vous sur les listes électorales!
envoyé par PartiSocialiste. – L'info video en direct.
Posté le 21 novembre 2010
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Donc, le mouvement contre la « réforme » des retraites, dans sa phase la plus active, a été exceptionnellement puissant. La presse a considéré que la dernière manif’ nantaise en date traduisait un essoufflement. A 15000 personnes. Or, foi de syndicaliste n’en ayant pas raté beaucoup depuis 25 ans, une manif’ de 15000 personnes à Nantes est une grosse manif’, loin d’être fréquente. C’est dire si celles qui ont précédé ont été énormes, et leur répétition sans beaucoup de précédent. Même si, très logiquement, le propos des manifestants s’est politisé au fur et à mesure en se cristallisant sur la personne de Nicolas Sarkozy, ce succès est du à la clarté d’appels qu’on doit porter au crédit de l’intersyndicale. On savait pourquoi on manifestait, l’objectif était unique et la revendication claire.
Aujourd’hui, le mouvement n’a pas gagné, puisque la loi a été promulguée et est donc en vigueur. De là à dire qu’il a perdu…
Un mouvement social de ce type ne perd jamais vraiment. Rien que le goût retrouvé de l’action collective, l’esprit de solidarité et de fraternité qui traverse les cortèges ou le sentiment de force que confère le fait de se savoir nombreux et soutenus sont des acquis certes souvent immatériels, mais bien réels. Oserai-je parler de conscience de classe renaissante ? Sarkozy passe son temps à opposer les gens les uns aux autres, à susciter des tensions, à encourager la recherche de bouc-émissaires. Je ne crois plus (ça fait un moment…) que la lutte des classes puisse être le moteur de l’histoire. Elle n’a pas disparu pour autant. Le comportement et la politique de l’actuel pouvoir est un comportement de lutte des classes : tout est fait pour la préservation de ce que JMA a eu raison de nommer par son nom, la ploutocratie. Non que les riches soient par nature de mauvaises gens. Simplement leur bonne conscience à considérer leur situation est normale, qu’ils méritent leur réussite, que les autres n’ont qu’à faire comme eux et que c’est finalement comme ça que la terre tourne le plus rond reste insupportable. Lorsque le pouvoir politique les encourage dans cette inclination jusqu’à la caricature et la nausée bling-bling, ce qui se produit en ce moment, l’indignation et la colère doivent trouver des modes d’expression collective et c’est ce qui s’est passé avec l’affaire des retraites, partie émergée d’un iceberg d’injustices.
Naturellement, cette expression de colère ne va pas sans tentations simplistes, où le slogan remplace et la pensée et l’élaboration de solutions. Les obédiences trotskystes ou gauchistes de tous poils, dont la persistance de l’influence dans notre pays est une bénédiction quotidienne pour les Neuilléens de droite relevant leur courrier, et qui, non contentes de se bouffer le nez entre elles et de scissionner régulièrement, garantissant ainsi leur impuissance à faire d’autre révolution que celle de leur phraséologie qui tourne en rond, vont naturellement y jouer les sergents-recruteurs pour leur véritable combat : affaiblir la gauche qui prend le risque de vouloir gouverner en redonnant au mot réforme son sens progressiste, autrement dit les socialos ! Lire la suite
Posté le 14 novembre 2010
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23 septembre 2010 à NANTES. Les socialistes se préparent à une longue attente : la manif sera très très longue !
J’ai toujours été convaincu que la transformation de la société (dans la sens du progrès et de la justice sociale, s’entend) ne pouvait se réaliser que par la complémentarité du mouvement social et de l’action politique. Le mouvement social (qui prend bien d’autres formes que l’action syndicale même si c’est sur cet aspect que je me concentre ici) crée le rapport de force qui, au moment des négociations, fera pencher du bon côté la balance qualitative des compromis passés. La prise du pouvoir politique permet de graver dans la marbre de la loi les progrès actés par la démocratie sociale ou, quand celle-ci est déficiente, peut lui redonner le fameux grain à moudre. La première qualité de la première loi Aubry sur les 35 h a bien été de déclencher un vaste mouvement de négociations dans les entreprises et les branches, où les questions d’organisation et de contenu du travail ont été abordées souvent pour la première fois. Au moins dans les secteurs où les syndicats sont présents, des accords combinant réduction du temps de travail, créations d’emplois et augmentation de la productivité globale ont alors été conclus. Si les salariés français sont parmi les plus productifs du monde, c’est bien aussi aux 35 heures qu’on le doit.

Alain GRALEPOIS et Jean-François TALLIO le 23 septembre dernier. Les manifs sont aussi l'occasion d'utiles contacts informels...
Naturellement, mouvement social et action politique n’ont pas la même fonction. Cherchez la prise pouvoir politique par le mouvement social, vous conduirez les deux à l’échec. La fameuse convergence des luttes est un des mythes les plus calamiteux irriguant aujourd’hui encore notre nation qui n’oublie jamais ses fondations révolutionnaire et régicide. Et s’il m’est arrivé de pester contre certains camarades de la CFDT qui allaient jusqu’à nier toute dimension politique à l’action syndicale, tout en ambitionnant d’embrasser le champ social bien au-delà du contrat de travail et de la feuille de paye chers à F.O, je crois qu’ils ont raison de se méfier d’une globalisation des luttes qui envoie chacune d’entre elles dans le mur ou dont le feu s’éteint dès lors qu’une seule a obtenu un bout de résultat. Lire la suite
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