Posté le 6 mars 2011
Dans la catégorie Aimons les socialistes !, Le plus beau de tous les quartiers du monde, Politiquement incorrect | 3 commentaires
OK, j’avoue, c’est pas bien. C’est l’ABCd’ère de l’opération Ma ville demain – Nantes 2030, conduite avec son doigté habituel par mon pote Thierry Violland, qui m’a donné l’idée de traiter ma petite campagne cantonale sous cette forme. Et voilà qu’au lieu de me consacrer corps et âme à la diffusion du fameux questionnaire, je lui pique l’idée pour parler de ma campagne. Il faut donc que vous me promettiez d’aller sur le site de NANTES 2030 et de remplir illico le questionnaire histoire de m’aider à racheter ma faute. La vérité, c’est que cette réflexion prospective est beaucoup plus importante que la cantonale dans le 7ème canton. Mais, allez savoir pourquoi, c’est quand même cette dernière qui me mobilise le plus actuellement. Au point d’avoir laissé ce blog en sommeil trop longtemps. On est d’accord ? Bon, c’est parti !
A comme « accueil »
Il faut le dire, nous sommes bien reçus par les habitants. Quelques mécontents bien sûr, de la politique en général plus que des socialistes en particulier. Mais tout de même, beaucoup d’attente, d’exigence à notre égard et parfois de frustration devant le spectacle de la politique nationale. Une fois, une dame a réagi vivement à la lecture de mon patronyme sur la carte que lui tendait Myriam Naël (voir S comme « suppléante »). Elle était fâchée contre moi parce que j’avais avoué mon impuissance à l’aider à trouver un logement social à Haute ou Basse-Goulaine… Comme j’étais à l’étage au-dessus, je suis redescendu dare-dare pour me faire engueuler en direct, et je crois qu’elle est moins fâchée maintenant.
B comme « Bolo »
Vous allez me trouver égocentrique mais pas du tout ! Un pote communiquant me l’a dit un jour : « ton nom, c’est un logo. Ne pas réussir à en faire un visuel correct, ce serait nul ! » C’est comme ça qu’est né en 2004 cette marque avec le prénom manuscrit. J’y tiens beaucoup. Et puis, je trouve encore plein de gens qui connaissent ou ont connu quelqu’un de ma très nombreuse et très nantaise famille et n’en gardent pas de mauvais souvenirs. Bref, même avec mon nom, j’ai plutôt de la chance, même si on m’appelle assez souvent Borloo !
C comme « canton »
Evidemment… Sauf que le 7ème canton de Nantes, personne ou presque ne sait où c’est ni ce que c’est ! Alors on y accole toujours Nantes nord, ce qui est plus parlant. Le problème de l’élection départementale, c’est que beaucoup de candidats (et de journalistes) imagine que le candidat cantonnier sera une sorte de gouverneur du canton. Il se devrait donc d’avoir un programme pour son canton. Ce qui est évidemment ridicule. Le canton est une circonscription électorale, pas un échelon de gestion publique. Un conseiller général n’a ni budget, ni services, ni moyens autre que son droit de vote et de parole au Conseil général lors des sessions. Un ou une parmi les 59 qui composent l’assemblée départementale. On ne vaut donc que par son appartenance à un groupe politique. C’est pourquoi je diffuse le programme des socialistes pour le département et que je ne m’invente pas un programme personnel que je serais bien en peine de concrétiser, alors même que j’appartiens à la majorité. En revanche, des valeurs et des priorités que je porterai à l’assemblée départementale et dans mon groupe politique, ça oui !
D comme « droite »
J’ai un adversaire de droite ! En démocratie, c’est heureux. Et en plus, il fait vraiment campagne. Introduit dans certains réseaux associatifs par l’inénarrable Annick comme membre du Comité des fêtes (il fallait oser mais plus c’est gros, plus ça passe), il est très présent. Au début ça énerve, mais finalement, c’est très bien ainsi : si ça peut limiter l’abstention ce sera une même une très bonne chose. Cela nous rappelle aussi que rien n’est jamais acquis en politique, qu’on n’est propriétaire de rien. Enfin, un aiguillon n’a jamais fait de mal à une campagne électorale !
E comme « étages »
A l’époque où un quartier comme La Boissière a été construit, la règle qui veut qu’on a droit à un ascenseur à partir de 5 étages a été allègrement contournée. J’ai même trouvé une cage d’escalier ou le rez-de -chaussée ne peut être atteint qu’après une grimpette d’un étage complet à partir de l’entrée. Quand vous en êtes à la dixième cage d’escalier consécutive, vous arrivez en haut à peu près incapable de parler à la dame qui vous ouvre gentiment. Mais ça n’a pas vraiment d’importance, surtout quand, vous considérant tout essoufflé, elle s’exclame, étonnée, ravie et sincèrement honorée : « Vous êtes monté jusqu’ici pour me remettre personnellement votre programme !? Ah ben ça c’est gentil ! ». Plus sérieusement, la conception ancienne de ces immeubles les rend vraiment peu accessibles alors même que leurs habitants, qui y résident souvent depuis des décennies, avancent en âge. Lire la suite
Posté le 21 novembre 2010
Dans la catégorie Aimons les socialistes !, Politiquement incorrect | 3 commentaires
Donc, le mouvement contre la « réforme » des retraites, dans sa phase la plus active, a été exceptionnellement puissant. La presse a considéré que la dernière manif’ nantaise en date traduisait un essoufflement. A 15000 personnes. Or, foi de syndicaliste n’en ayant pas raté beaucoup depuis 25 ans, une manif’ de 15000 personnes à Nantes est une grosse manif’, loin d’être fréquente. C’est dire si celles qui ont précédé ont été énormes, et leur répétition sans beaucoup de précédent. Même si, très logiquement, le propos des manifestants s’est politisé au fur et à mesure en se cristallisant sur la personne de Nicolas Sarkozy, ce succès est du à la clarté d’appels qu’on doit porter au crédit de l’intersyndicale. On savait pourquoi on manifestait, l’objectif était unique et la revendication claire.
Aujourd’hui, le mouvement n’a pas gagné, puisque la loi a été promulguée et est donc en vigueur. De là à dire qu’il a perdu…
Un mouvement social de ce type ne perd jamais vraiment. Rien que le goût retrouvé de l’action collective, l’esprit de solidarité et de fraternité qui traverse les cortèges ou le sentiment de force que confère le fait de se savoir nombreux et soutenus sont des acquis certes souvent immatériels, mais bien réels. Oserai-je parler de conscience de classe renaissante ? Sarkozy passe son temps à opposer les gens les uns aux autres, à susciter des tensions, à encourager la recherche de bouc-émissaires. Je ne crois plus (ça fait un moment…) que la lutte des classes puisse être le moteur de l’histoire. Elle n’a pas disparu pour autant. Le comportement et la politique de l’actuel pouvoir est un comportement de lutte des classes : tout est fait pour la préservation de ce que JMA a eu raison de nommer par son nom, la ploutocratie. Non que les riches soient par nature de mauvaises gens. Simplement leur bonne conscience à considérer leur situation est normale, qu’ils méritent leur réussite, que les autres n’ont qu’à faire comme eux et que c’est finalement comme ça que la terre tourne le plus rond reste insupportable. Lorsque le pouvoir politique les encourage dans cette inclination jusqu’à la caricature et la nausée bling-bling, ce qui se produit en ce moment, l’indignation et la colère doivent trouver des modes d’expression collective et c’est ce qui s’est passé avec l’affaire des retraites, partie émergée d’un iceberg d’injustices.
Naturellement, cette expression de colère ne va pas sans tentations simplistes, où le slogan remplace et la pensée et l’élaboration de solutions. Les obédiences trotskystes ou gauchistes de tous poils, dont la persistance de l’influence dans notre pays est une bénédiction quotidienne pour les Neuilléens de droite relevant leur courrier, et qui, non contentes de se bouffer le nez entre elles et de scissionner régulièrement, garantissant ainsi leur impuissance à faire d’autre révolution que celle de leur phraséologie qui tourne en rond, vont naturellement y jouer les sergents-recruteurs pour leur véritable combat : affaiblir la gauche qui prend le risque de vouloir gouverner en redonnant au mot réforme son sens progressiste, autrement dit les socialos ! Lire la suite
Posté le 6 novembre 2010
Dans la catégorie Le plus beau de tous les quartiers du monde, Politiquement incorrect | 2 commentaires
Vous connaissez Annick ? … Mais si… L’épouse de l’ancien Député et ancien Conseiller général Jean-Pierre Le Ridant, la flamboyante Reine carnaval, la nouvelle présidente du Comité des Fêtes, ancienne crêpière emblématique de Talensac et toute récente Déléguée régionale aux droits des femmes, imposée par Nadine Morano à la grande fureur du mouvement féministe nantais.
C’est quelqu’un Annick, je dois le dire. Militante UMP, supportrice revendiquée de JMA à Nantes, fan du FCN, elle vous donne du « mon p’tit coeur » ou du « ma p’tite chérie » en vous sautant au cou dès votre deuxième rencontre. Méprisée autant que crainte de la vieille droite nantaise où ses manières de marchande de poisson indisposent, elle est la seule militante de droite que je connaisse capable d’affronter sans complexe un quartier populaire. Meilleure chargée de com’ de son époux, disait la presse. Le genre tornade, avec un abattage sans beaucoup d’équivalent. Evidemment, en terme de contenu politique… On est « sur le terrain » et ça suffit. On ne va pas parler politique, ça fâcherait. Juste que son mari est un type formidable. C’est pour décrire sa méthode que j’avais inventé le terme de « clientélisme crêpier » au regard des centaines de crêpes et galettes, sans compter les kilos de farine dont elle a généreusement arrosé toutes les fêtes associatives ou d’école de Nantes Nord, du Breil et d’Orvault pendant des années. Sans parler des jeux de maillots à l’enseigne de son étal dans les clubs sportifs… Pendant la campagne législative, une responsable associative orvaltaise avait ingénument demandé à François de Rugy si lui aussi, il leur « donnerait des choses » s’il était élu. Elle ne pensait pas à mal et était juste convaincue que tout le monde faisait pareil… Annick avait assez peu goûté mon expression, d’autant que son époux a perdu coup sur coup ses deux mandats.
Elle n’a jamais caché son envie de descendre elle-même dans l’arène politique. Mais, ayant conclu que si elle était la seule candidate de droite capable de titiller la gauche à Nantes Nord, elle avait quand même toutes les chances de perdre, elle a préféré le Comité des fêtes et la délégation aux Droits des Femmes. Cela ne l’empêche pas de continuer à entretenir ses réseaux à Nantes Nord et d’y faire applaudir son époux aux fêtes carillonnées. Sincère à sa manière, c’est aussi une filoute de première !
Elle en a fait une récemment que je me peux m’empêcher de vous raconter. Lire la suite
Posté le 3 avril 2010
Dans la catégorie J'suis dans le journal..., Politiquement incorrect | 2 commentaires
Pfff… Le maillot trop petit du sale gosse grassouillet, je ne sais pas si c’est bien correct. C’est que je suis père de famille, moi ! Il y pense FRAP, à l’image du père ? La loi, l’autorité, tout ça… La mienne va-t-elle pas être gravement atteinte aux yeux de mes enfants ? En tous cas, JMA en prof’ pas content, il est nickel. C’est que j’ai effectivement failli l’avoir comme prof’ d’allemand au collège, pile poil l’année où il a été élu maire de St Herblain. Ce dessin est donc comme une prémonition rétrospective !
Ce dessin a un grand frère sur le blog de FRAP. Cliquez ici !
Posté le 14 janvier 2010
Dans la catégorie Allez Nantes !, Ne modérons pas nos transports publics, Politiquement incorrect | 6 commentaires
Depuis que je suis tombé dans la marmite du Web 2.0, j’ai plein d’amis sur Facebook. Dont l’excellent journal Europa, un des fleurons de ce que j’aime bien appeler notre tiers secteur médiatique nantais. J’ai donc répondu à l’invitation de mon ami Europa à participer à un café débat sur le thème de la décroissance. C’était mercredi soir à l’Hurluberlu.
Mon costard bleu marine et ma cravate assortie ne sont pas passés inaperçus mais la surprise de voir un élu socialo dans l’endroit s’est manifestée de manière fort hospitalière et pour tout dire amicale. L’animateur lance le débat en le cadrant de manière un peu alambiquée. En substance : savoir comment on pouvait rendre compatible certaines caractéristiques de la mouvance décroissante nantaise dans ses diverses composantes et la démarche d’Europe Ecologie et des Verts dans la perspective des élections régionales. « Si j’aurais su, j’aurais pas venu » me dis-je in petto. Eh bien j’aurais eu tort. J’ai passé une soirée fort intéressante.
Un responsable des Verts, Gwendal Revault, était venu expliquer ce qui était ou non compatible avec le programme pas encore adopté d’Europe Ecologie dans les plates-formes pour la décroissance. Le temps d’émettre des doutes sur l’opportunité de créer une monnaie locale à la place de l’Euro, il s’est précipité pour jurer que les Verts étaient contre Notre Dame des Landes en rappelant (c’était sûrement nécessaire à la lutte contre le réchauffement climatique) que c’était sous le gouvernement Jospin que le funeste projet avait été relancé. L’animateur, Pierre-Alexandre ne pouvait pas laisser passer l’occas’ : alors que j’avais fait vœu de discrétion (pas de silence, faut pas exagérer !) il me somme d’expliquer illico pourquoi nous nous entêtions à souhaiter cet aéroport ! « on a un élu parmi nous, profitons-en… ». Je ne pouvais pas me défiler… Lire la suite
Posté le 1 décembre 2009
Dans la catégorie Allez Nantes !, Politiquement incorrect | 5 commentaires
Inspecteur des Impôts, militant socialiste et Breton, je peux dire que des conneries, j’en ai entendues (cliquez ici pour l’original). Mais celle attribuant à une tendance mégalomaniaque la volonté de JMA que Nantes se développe ou son approbation du transfert de son aéroport (celui de Nantes, pas le sien !) à Notre Dame des Landes, c’est une synthèse (cliquez aussi) ! D’accord, il a tous les défauts du monde – un peu soupe au lait parfois ? – mais pas celui-là et je le connais. Mais il n’y a pas besoin d’être mégalo pour constater qu’une ville et les territoires qui l’entourent, c’est un peu comme un vélo : ça avance ou ça tombe.
Déjà lors du recensement de 1999, quand Nantes avait eu le ruban rouge de la progression démographique des grandes villes, des voix s’étaient élevées sur le thème : « on est bien assez gros, on n’a pas besoin de plus, restons entre nous ». Déjà, il avait fallu tordre le cou à des idées reçues : les cadres parisiens arrivant faisaient monter les prix des logements, les moins aisés saturaient le parc social et ils contribuaient tous à la saturation de la circulation. On s’est ensuite aperçu que la hausse des prix de l’immobilier était un phénomène mondial, Nantes n’ayant du qu’à son endormissement antérieur d’y avoir été moins sensible, et que cette hausse trouvait une partie de son origine dans des pratiques bancaires qui nous ont ensuite envoyés dans le mur. On s’est également avisé que l’insuffisance de production d’HLM se révélait surtout au regard de phénomènes de décohabitation massive, le nombre de logements nécessaires pour une même population ayant augmenté au-delà de toutes les prévisions. On s’est enfin convaincu que l’augmentation du nombre de voiture par foyer doublé d’un étalement urbain non maîtrisé était bien plus sûrement source de bouchons que la croissance démographique à l’intérieur du périph’ nantais.
On a également pu démontrer que plus d’habitants, c’est plus d’emplois, plus de formations disponibles localement, plus de services à la population et de solidarité mieux financés (des services publics, quoi !). On a prouvé que ce développement était facteur d’une plus grande solidité économique et de cohésion sociale. L’économiste Laurent DAVEZIES nous a notamment montré en quoi le fait de conserver des emplois industriels nombreux était une caractéristique essentielle pour l’équilibre et la durabilité de notre croissance, et, au final, pour notre qualité de vie.
Enfin, on a été regarder si les villes et les territoires qui perdaient des habitants (ou n’en gagnaient plus), dont les prix de l’immobilier baissaient ou stagnaient, dont les bailleurs sociaux cherchaient des locataires pour occuper leur parc et qui ne connaissaient pas d’embouteillages étaient heureux de leur sort. Nous avons trouvé des territoires vieillissants, déprimés, fuis par leurs jeunes et en incontestable déclin économique, social et culturel.
La pédagogie est l’art de la répétition, paraît-il. On n’a pas du assez répéter. Lire la suite
Posté le 18 octobre 2009
Dans la catégorie J'suis dans le journal..., Politiquement incorrect | Laissez un commentaire
Franchement, je ne sais pas si c’est bien respectueux à l’égard de JMA de reproduire ce dessin sur mon blog… Mais, je le connais ! Il a passé l’âge de confondre prendre ce qu’on fait au sérieux et se prendre au sérieux.
A propos, François de Rugy a répondu à ma récente interrogation dans le Figaro d’abord et sur son blog ensuite. Comme quoi la question n’était pas si stupide ! J’avais omis de faire figurer son blog dans mes liens, ce que je fais incontinent, au-delà du lien sur la leçon qu’il m’administre (bien fait !). C’est aussi l’occasion de constater que François est bien plus qu’un député très actif, un homme fidèle à ses convictions, un élu de terrain, attentif à ses concitoyens, intègre, sérieux, courageux, chaleureux, généreux et désintéressé. Il est susceptible. (1)
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(1) Merci à Goscinny et Uderzo – Préambule d’Astérix en Corse
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Posté le 11 octobre 2009
Dans la catégorie Aimons les socialistes !, Politiquement incorrect | 2 commentaires
La politique, américaine mais pas que, (et le cinéma américain), nous enseigne que les politiciens défenseurs de l’ordre moral, vantant leur propre rigueur, sont souvent ceux qui dissimulent le plus de turpitudes et d’entorses à la vertu qu’ils portent en sautoir. Ce n’est pas une nouveauté, se souviendront les lecteurs du Tartuffe.
C’est un peu pareil avec la tarte à la crème de la rénovation. Je ne voudrais certes pas casser l’ambiance, et je lui reconnais bien des effets positifs, mais je n’ai pas été si fâché que ça de rater le vote du 1er octobre au P.S. Qui ne votait pas tout ce qui était proposé était immédiatement taxé de ringard favorable au cumul des mandats (ouuuhhh !), d’archaïque faisant obstacle à l’émergence d’une génération nouvelle (re-ouuuhhh !), voire même de partisan de Ségolène (je plaisante, car on a finalement fait tout ce qui avait été agité comme épouvantail pour qu’elle fût battue après Reims). J’ai donc éprouvé un très lâche soulagement en ne votant pas. Je ne dis pas que c’est glorieux.

Un FRAP du 5 septembre 2008 (paru dans Ouest-France)
Mon problème est le suivant : tant que le P.S n’a pas réglé sa schizophrénie de parti social-démocrate parlementariste, comme en atteste ses modes de fonctionnement historiques (proportionnelle interne…), ayant du choisir entre des candidats Premiers secrétaires dont aucun n’était parlementaire lors de son dernier congrès (incongruité !) ; conjurant le risque de devenir un « Parti de supporters », mais trop visiblement dépendant d’un leadership fort (capable d’incarner la dimension spirituelle de la politique indispensable à un présidentiable sous la Vème république dirait Stéphane Rozès), sa force et la base à partir de laquelle il peut rebondir nationalement reste ses élus locaux, fussent-ils affublés du sobriquet de Barons de province. Or, ce qu’ils ont construit de politiquement solide, ils le doivent à des implantations durables, à des réélections après des élections, et à des succès et mandats nouveaux acquis grâce à la crédibilité acquise par l’action. Bref, sur le cumul et la durée soit tout ce qui est désormais interdit. Je crains donc que ce vote n’ait en partie consisté à scier la branche sur laquelle nous restons assis, la recherche de nouveaux modes de fonctionnement interne étant naturellement bienvenue. Lire la suite
Posté le 28 septembre 2009
Dans la catégorie Politiquement incorrect | 1 commentaire
Des associations bretonnes ont remporté une grande victoire : elles ont fait officiellement confirmer par l’UNESCO que le Château des Ducs de Bretagne à Nantes ne fait pas partie du périmètre classé au Patrimoine Mondial de l’Humanité dans lequel se trouvent les autres Château de la Loire. Elles en tirent comme conclusion qu’il faut retirer séance tenante toute allusion aux dits châteaux de la Loire dans sa signalétique. Là, je dis « Bravo » ! Promouvoir sa culture et son patrimoine en privant une partie des visiteurs potentiels de l’information de son existence au motif qu’ils ont eu le front de s’intéresser d’abord à Chambord ou Cheverny, il fallait oser. Je cherche avec quoi pourrait bien rimer « Breton » en pareil cas et j’ai bien peur de trouver.
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