Archive for the ‘Dialoguez, dialoguez, il en restera toujours quelque chose’ Category

Etonnant, non ?

dimanche, décembre 19th, 2010

Table ronde aux assises de l'animation sociale et culturelle

Je voulais écrire sur les assises de l’animation sociale et culturelle et célébrer le marché de Noël de Nantes Nord. Je tenais à vous raconter la suite de « Dialogue pour tous« , avec la réponse de la ville au travail de l’atelier citoyen. C’était le moment de faire un bilan des plénières publiques des conseils de quartier nouvelle formule, avec la généralisation de la pratique du « mandat de participation » bien au-delà de tout ce que j’avais pu imaginer. J’avais aussi envie de faire partager mon espoir d’une télé locale nantaise avec un seul opérateur qui tienne debout sur le plan éditorial et tienne la route sur le plan économique. Il y avait de quoi écrire sur le Crédit municipal, sa très belle campagne d’infos au service de ceux qui ont besoin d’une banque solidaire. J’aurais aimé faire partager mon enthousiasme devant la compétence des techniciens de la SEMITAN qui inventent des organisations hyper sophistiquées pour que vos bus et vos trams ne restent pas au dépôt faute de pièces détachées ou pour que des tas de pièces inutiles n’encombrent pas nos ateliers. Il y avait matière à vous décrire comment il vaut mieux attendre un peu avant de voter le budget de la ville et de Nantes Métropole dans le brouillard financier dans lequel le gouvernement nous plonge. Il y avait incontestablement deux trois réflexions à vous livrer de la dernière session du bon Président Mareschal. Au pire et en dernier ressort, j’aurais même pu raconter ce que j’ai retenu de la désignation de la tête de liste socialiste aux élections sénatoriales de l’automne prochain, mon ami Yannick Vaugrenard, et en dévoiler au passage quelques dessous, ce qui m’aurait sûrement donné l’occasion d’enrichir mon press-book et de me faire regarder de travers par de bons amis !
Seulement voilà : on est en décembre, il fait froid, on fatigue, les journées commence très tôt devant l’ordi et se finissent très tard…devant l’ordi. (suite…)

J ‘ai pas voulu voir Budapest mais j ‘ai trop vu Paris…

dimanche, octobre 10th, 2010

Si j'ai séché la convention de Transcité de Budapest, Nantes était bien représentée au 125ème anniversaire de l'Union Internationale des Transports Publics à Bruxelles. La preuve.

Il y a un an, je vous racontais mes trois jours passés à Istanbul pour la convention annuelle de Transcité, réseau d’exploitants de transports publics. Eh bien cette année, je ne vous raconterais pas Budapest, puisque j’ai séché l’édition 2010. Non que la rencontre soit sans intérêt, mais parce qu’il faut bien faire des choix ! Il se trouve qu’un vote interne au Parti Socialiste me concernant d’assez près (euphémisme…) avait lieu à ce moment et qu’il ne m’a pas paru très courtois vis à vis de mes camarades d’aller vérifier la couleur du Danube à ce moment.

Par surcroit, même si la présidence de la TAN vous pousse naturellement à être d’humeur voyageuse, le temps que je passe dans les transports ces temps-ci finit par être conséquent. Jusqu’alors, j’ai échappé aux grosses pannes de TGV qui vous font arriver de Paris avec 5 heures de retard. Cependant, les réunions parisiennes liées aux finances communales se font nombreuses. La semaine dernière, c’était la commission des finances de l’Association des Maires de Grandes Villes de France. On vient y glaner les dernières infos concernant les (contre)réformes en cours ou plus prosaïquement les données du Projet de Loi de Finances : à quelle sauce l’Etat va-t-il nous manger cette année ? Quel mauvais coup nous prépare-t-il, et sur quels points jugés stratégiques s’accorder avec  les autres associations (Maires de France, Villes moyennes, Communauté Urbaine…) pour obtenir du gouvernement les reculs nécessaires par un lobbying bien mené ? L’emblématique président de cette commission est Jean-Claude Boulard, maire du Mans. Un des meilleurs spécialistes des finances locales et un sacré personnage. Le genre à monopoliser la parole pendant deux heures et à s’enquérir gentiment de notre éventuelle lassitude de son monologue ! Les associations d’élus de ce genre, c’est à la fois très politique (les répartitions de responsabilités sont le fruit de savants dosages) et plus du tout quand les élus de tous bords sont vent debout contre les projets gouvernementaux. A ces  moments, nous sommes censés ne plus faire que de la technique financière. Je me suis fait presque gronder par Boulard quand j’ai fait remarquer à haute voix que la fameuse réforme territoriale allait, de renoncements en reports, bientôt se réduire à la seule création du Conseiller territorial. Pas l’endroit du débat politique me fait-il comprendre ! Il y a quand même des moments où il faut dire les choses, même dans les instances où des adversaires politiques (pas directs il est vrai…) se retrouvent entre gens de bonne compagnie dans les salles de réunions de l’Assemblée Nationale ou du Sénat à essayer de sauver ce qui peut l’être de leurs budgets respectifs… (suite…)

Même plus le temps d’ écrire…

samedi, juin 5th, 2010

Voilà ce que c’est… On bosse, on saute de colloque en printemps des voisins, de réunion de cadrage budgétaire en inaugurations, de congrès de radios libres en anniversaires de jumelages et on n’a plus le temps d’écrire sur son blog ! Je collectionne les photos pour illustrer des billets et je n’écris pas les billets. « Ben alors, et ton blog ? » C’est que je me ferais presque engueuler quand le rythme des publications baisse ! D’un côté c’est flatteur, mais j’essaie de ne pas oublier que je suis un élu local et responsable politique qui tient accessoirement un blog pas un blogueur qui fait de la politique et assume ses mandats entre deux posts. Alors, plutôt que de produire les 3 ou 4 articles que je mijote sans jamais arriver à les écrire, je tente le coup du diaporama avec légendes. Évidemment, ça fait un peu « ma binette partout » mais ça donne une idée de la formidable variété de mon activité, je ne le dis pas pour me vanter mais parce que j’ai beaucoup de chance ! C’est aussi l’occasion de glisser quelques photos insolites ou dessins de FRAP. Pour lire les légendes, il faut cliquer en bas à gauche sur la petite bulle de B.D qui apparaît quand vous promenez votre souris sur l’écran. Bon visionnage !

Dialogue citoyen : benchmarking, théorie et pratique

samedi, mai 22nd, 2010

Avant de profiter du pont de l’Ascension, j’ai eu une drôle de semaine dédiée au dialogue citoyen.
Elle a commencé par une passionnante réunion de la Commission « Démocratie locale » de l’Association des Maires de Grandes Villes de France. L’occasion de s’étalonner sur une tentative commune à bien des villes sous des formes diverses, celle du tirage au sort de leurs interlocuteurs des instances de concertation et de participation. Amiens a ainsi constitué ses conseils de quartier de manière très similaire aux nôtres. Mais ils ont ajouté un « plus » : chaque habitant-e tiré-e au sort a reçu la visite d’un-e élu-e pour expliquer de quoi il s’agissait et encourager à la participation. Ils en retirent une proportion enviable d’acceptation et une participation plus durable et assidue que ce que nous constatons à Strasbourg ou à Nantes. Conclusion tirée en commun à partir de cet exemple et d’autres : nos dispositifs requièrent des moyens d’animation et une forte présence des élus comme des équipes de professionnels. La corrélation entre la dynamisme des instances et ces moyens (essentiellement du temps d’ailleurs…)est évidente. Il faudra faire des choix…

Loïc Blondiaux © RF / Igor Krtolica

Cette réunion a été l’occasion d’écouter Loïc Blondiaux, prof’ à Science-Po Paris, et membre de l’Institut de la Concertation où se fomentent nombre d’innovations dans le domaine et dont les recherches inspirent nos expériences. Toujours sur ce thème du tirage au sort, Loïc Blondiaux nous a opportunément rappelé que nous revenions là aux sources de la démocratie. Un rien provocateur, il nous a expliqué que l’élection étaient profondément anti-démocratique puisqu’elle revenait à nier que chaque citoyen a, par définition, une égale légitimité à gérer les affaires publiques. Elle est une manière de désigner une forme d’aristocratie, même si c’est sur une tout autre base que sur la naissance ! Rumeur dans la salle… En tous les cas, ce rappel aux grands anciens (la Grèce…) a eu le mérite de nous armer intellectuellement pour répondre à la question de la légitimité et de la représentativité des membres de nos conseils ou ateliers ! Ce qui compte c’est la diversité.

Revigoré par ces stimulants échanges, je suis sorti de l’Assemblée Nationale où avait lieu la réunion pour tomber nez à nez avec une manif’ d’opposants à l’aéroport de Notre Dame des Landes, montés à Paris pour la journée ! Oups ! Choisissant de me faire discret, j’ai changé de trottoir en regardant mes godasses l’air pressé et affairé. Pas de bol : s’étant mis discrètement à l’écart pour passer un coup de fil, un manifestant me reconnaît et me salue à haute voix ! Raté !

Au moins cet échange de politesse a-t-il été courtois, cordial et souriant.

Ce n’était plus la même ambiance deux jours plus tard au Centre Social du Bout des Landes… Au menu une réunion publique destinée à informer les riverains du chantier du nouvel immeuble du Conseil général des conditions de réalisation de ce chantier. Le long du boulevard Cassin et de la rue de Douarnenez, l’immeuble est intégré dans le projet urbain global du quartier, référencé à l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine sous l’appellation Bout des Landes-Bruyères. Je savais qu’un habitant avait décidé mobiliser contre ce projet et qu’il avait commencé à alerter voisins et médias. Son double leitmotiv : on ne savait rien et on ne veut pas qu’on touche aux arbres.

Tout notre travail autour du dialogue citoyen repose autour de l’idée d’associer efficacement expertises politique, technique et d’usage pour prendre les meilleures décisions possibles. Notre tâche a été jusqu’ici de convaincre détenteurs de la légitimité politique et de la compétence technique que prendre le temps d’associer l’expertise d’usage, celle des habitants, était une chance plus qu’une contrainte.
Nous nous sommes trouvés ce soir là devant un renversement de perspective : des habitants niant farouchement toute compétence aux techniciens comme aux élus. Notre volonté politique : du pipeau. La parole compétente et pédagogue des urbanistes et architectes : du vent. Nos arguments : des mensonges. Nos démonstrations : autant de manipulations. Avec en toile de fond une certitude : élus et techniciens étaient ligués contre les habitants pour leur imposer des choses non seulement contre leur gré mais dans le but de leur nuire, au plus grand bénéfice des bétonneurs.

En perspective vu du boulevard Cassin

De quoi s’agit-il : le Conseil général va regrouper à cet endroit accessible et commode pour les usagers, deux anciens Centre médico-sociaux et les services actuellement excentrés dans le parc de bureau de la Rivière. Outre une meilleure accessibilité pour les familles, notamment les bénéficiaires du RSA, la construction de ce petit bâtiment de 4 étages, labellisé Bâtiment Basse Consommation, permettra au Conseil général d’économiser des dizaines de milliers d’Euro de loyer. Plus éloigné de chacun des immeubles existants que ces immeubles entre eux, encore moins impactant pour le cadre de vie que les immeuble de logements en cours de construction quelques centaines de mètre plus loin, ce nouveau bâtiment s’intègre dans un projet urbain (cliquez ici pour accéder à toute la présentation : Le projet ANRU Bout des Landes Bruyères) dont la première caractéristique est de conforter et de sauvegarder le patrimoine vert du secteur. Il y aura plus d’arbres après qu’avant, des liaisons piétonnes plus agréables et sûres, et l’espace boisé sera bien mieux valorisé. Comme l’expliquait l’architecte du projet, tout a été imaginé en lien avec un groupe d’habitants volontaires sur la base d’observations de terrain, issues de la vie quotidiennes, depuis 5 ans. L’Office National des Forêts est garant du patrimoine végétal et a géolocalisé chaque arbre, en tirant un diagnostic précis et prospectif pour chaque sujet. Nous en étions à la 5ème réunion publique, à la parution du 5ème exemplaire du journal du projet systématiquement diffusé dans toutes les boîtes aux lettres, sans parler de la consultation des locataires concernés par la réhabilitation lourde de leur immeuble, ou du travail de relogement au cas par cas conduit pour le relogement des familles du quartier des Bruyères, ou des expositions, ou des enquêtes publiques… Bref, nous nous pensions à l’abri d’un bon paquet de reproches possibles, l’architecte de l’immeuble étant l’agence TOPOS qui a déjà réalisé le multi accueil juste en face !

Eh bien, j’en ai vu des réunions publiques difficiles, voire carrément houleuses. Mais c’est la première fois que je vois le leader de la contestation s’installer face à la salle sous l’écran projetant plans et images de synthèse, menant par moment sa propre réunion en même temps que nous, la nôtre ! La première fois que je vois un porte-parole sortir fumer son clope au milieu d’une présentation du projet qu’il entend contester, ou l’interrompant à tout instant en agitant sous le nez de l’architecte un plan compris à l’envers comme preuve contraire de ce qu’il décrivait en réalité. Sportif !

Il a fallu que je me fâche deux ou trois fois  pour obtenir le respect au moins pour les professionnels qui étaient là, pour les autres habitants participants à la réunion ou voire même pour moi. A un moment, une dame m’a demandé si l’édification de cet immeuble n’allait pas provoquer une augmentation de sa Taxe d’Habitation. Au moins était-ce une question précise, à laquelle je pensais pouvoir apporter une réponse facile : bien sûr que non, cela n’allait avoir aucune espèce d’incidence. Notre leader de la contestation intervint alors et dit à la dame : « Ne les écoutez pas, de toutes façons, ils n’y connaissent rien ! ». Je lui ai expliqué alors qu’inspecteur des Impôts de métier je devais pouvoir être jugé crédible dans ma réponse. « C’est ceux qui fraudent le plus » conclut-il en faisant de la main le geste explicite qu’on fait pour accuser quelqu’un de s’en mettre plein les poches.

Quel dialogue engager dans ces conditions ?

Ce qui est certain, c’est qu’au-delà du comportement de leur leader autoproclamé, des habitants étaient totalement sincères en jurant qu’ils n’avaient jamais entendu parler de rien. Et de fait, comme cette partie du quartier verra s’améliorer ses espaces publics, que des constructions nouvelles viendront le modifier en bordures, mais sans que les logements existants soient concernés à titre individuels, ils ont pu n’être touchés par aucune communication, aussi soignée et massive que puisse être celle qui a été organisée. Je suis chaque fois étonné, mais il faut le prendre en compte, de constater à quel point nos concitoyens peuvent vivre à l’écart de toute information, inaccessibles aux messages institutionnels, ne réagissant qu’à la pose d’un panneau de chantier de 4 mètres sur trois devant leur fenêtre ou à une visite. On en revient à mon observation sur le boulot de nos amis Amiénois : le porte à porte, le contact direct individualisé devient le seul moyen vraiment fiable de faire passer une info, une conviction ou un projet. Même le tract ajouté à une quittance de loyer ou à une facture de restaurant scolaire peut ne pas être lu et son destinataire jurer en toute bonne fois qu’il n’a jamais eu connaissance des infos qu’il contient. En fait, beaucoup de gens ne se placent en situation de recevoir l’information qu’au moment où il sentent un enjeu pour eux-mêmes : à ce moment, la plus discrète des affichettes est repérée ! A méditer pour l’avenir.
En fait, une chose m’a vraiment embêté dans l’expression de ce qui est une inquiétude réelle qui saisit les gens dès qu’on se propose de modifier un tant soit peu le cadre de vie auquel ils sont habitués (« on sait ce qu’on perd mais pas ce qu’on gagne ») et qui les font se raccrocher qui à la défense des arbres, qui à la dénonciation des promoteurs et du béton pour justifier leur demande que rien ne change. Ce sont les commentaires défavorables sur la mosquée, sous couvert de questions de stationnement qui apparaissaient nettement comme des prétextes. La peur de l’autre et le rejet de la différence accompagnent souvent l’expression des conservatismes et des replis sur soi. Pour y répondre, l’élu responsable, les techniciens qui l’accompagnent, ont grosso modo le choix entre, la pédagogie et la démagogie. Mention reconnaissante, donc, au spécialiste et pédagogue de l’Office National des Forêt qui a instauré un silence respectueux (que ne l’ai-je fait intervenir plus vite !) en expliquant ce qu’il faisait là et en quoi l’accusation de porter atteinte aux arbres n’avait pas lieu d’être dans ce projet. Mention également reconnaissante à mes collègues élues, Florence Février et Myriam Naël qui m’ont très solidairement aidé à faire face et ont tenté de remettre un peu de rationalité dans les échanges. Un démagogue s’est bien manifesté, mais c’est à ses risques et périls. L’effet boomerang, on appelle ça…

Ce qu ‘il faut penser de…: Le dialogue citoyen à Nantes

jeudi, avril 29th, 2010

C’est une vieille blague entre Dominique LUNEAU, patron de l’agence API et votre serviteur. Aux tous débuts de Télénantes, dont il a été le premier directeur, je lui avais proposé une émission propre à l’aider à atteindre au meilleur prix, les objectifs ambitieux de « production fraîche » imposés à la nouvelle télé nantaise par son contrat avec le CSA. J’en étais le producteur et l’animateur bénévole, ça s’appelait « Ce qu’il faut penser de… » et ça consistait à ce que je discoure en plan fixe pendant 26 ou 52 minutes sur un sujet donné. L’horreur ! Eh bien figurez-vous que Walter Bonomo, animateur de TV Rezé, à qui rien ne fait peur, a quasiment réalisé un pilote ! Il se trouve que j’étais invité le 26 mars dernier par Gaetan Bourdin, Directeur des Badauds associés, à plancher devant les participants aux Rencontres du Grand Ouest de l’Intelligence Territoriale (programme complet en cliquant ici : programme_ITGO_2010_fr). Walter, également intervenant, était chargé d’assurer la captation des débats et leur retransmission en direct sur la toile. Pour tout vous dire, j’étais arrivé un peu les mains dans les poches, persuadé que j’aurais à participer à une table ronde où les questions de l’animateur et le débat avec les autres participants me permettaient de parler de la nouvelle étape du dialogue citoyen à Nantes, et notamment des Conseils de quartier, sans trop de risque malgré le manque de préparation. En fait, il s’agissait d’une intervention… Heureusement qu’il y avait un peu de retard dans le planning : arrivé pour une fois l’heure, j’ai eu le temps de jeter un vague plan sur un papier et je me suis jeté à l’eau. Walter à tout filmé, et il m’a donné le code qui me permet de vous faire partager la chose. Pas de doute : le plan fixe, ça ne pardonne pas grand-chose et notamment l’idée bizarre que j’ai eu à un moment de me mettre à arpéger de la main droite comme si j’avais ma guitare entre les mains ! Mais bon ! J’ai quand même à peu près réussi à résumer notre état d’esprit sur le sujet donné. Si je ne me fais pas de compliment, qui le fera ?


Atelier 1 – Dialogue Citoyen
envoyé par tvreze. – Vidéos des dernières découvertes technologiques.

Budget 2010 de la Ville : adopté !

vendredi, février 5th, 2010

Faire partager l’intérêt d’un débat budgétaire local n’est pas facile. Le vote du budget est reconnu par tous comme l’acte majeur d’un conseil municipal. Le vote émis par chaque élu(e) le(la) classera dans la majorité ou dans l’opposition. Et pourtant, il est bien difficile d’y intéresser les gens au-delà de la question des impôts. Mon copain et homologue herblinois Bertrand AFFILE s’est fait charrier avec une réunion de quartier fréquentée par un habitant et un seul. J’avais bien eu l’idée de filmer mon intervention au conseil municipal et de la monter en plusieurs vidéos pour ce blog avec des éléments du Power Point qui me sert de support. Mais cela posait un problème de principe (ce blog n’est pas là pour faire de la communication institutionnelle) et je n’étais pas sûr de la digestibilité de la chose, même en plusieurs parties indépendantes  ! Mais je ne renonce pas à inventer quelque chose àl’avenir. Ne serait-ce que parce que la politique financière n’a aucune raison de s’exonérer des « bonnes pratiques » fixées par la Charte nantaise du Dialogue citoyen que nous avons adoptée également le 29 janvier (on y reviendra sur ce blog). Mais pour l’instant, je me contente de ces liens vers le site de la ville où vous trouverez en documents téléchargeables l’intégrale de la présentation budgétaire et du Powerpoint associé. Ce n’est pas aussi rébarbatif que vous pouvez le craindre !

Pour tout savoir sur le budget 2010 cliquez ici !

Comment vont les fourmis ? sur JET FM

vendredi, décembre 18th, 2009
Ambiance Noël au Café du gaz avec Pascal Massiot aux commandes de l'émission

Ambiance Noël au Café du gaz avec Pascal Massiot aux commandes de l'émission. Photo Loïc qui passait par là.

Ce midi, je faisais partie des invités de « Comment vont les fourmis ?« , l’émission mensuelle consacrée à l’économie sociale et solidaire par JET FM en direct du Café du gaz. Je l’ai dit dès le début de mon interview, je suis super fier de causer sur JET parce que j’ai été un peu pour quelque chose, dans une vie antérieure,  dans l’essor de cette radio née dans le quartier de la Bernardière à St HERBLAIN. Quand je vois le nombre de ceux qui sont passés par JET qui animent aujourd’hui ces médias associatifs nantais ou ces entreprises de production ou de communication qui sont si importants pour Nantes , je me dis que j’ai eu rudement raison ! Au menu de cette émission qui sera rediffusée lundi midi et qu’on pourra podcaster bientôt, l’Autre marché de Noël qui se tient square Jean-Baptiste DAVIAIS.

Faut y aller !

Combien ça fait 3 fois 18 ?

dimanche, décembre 13th, 2009

P1020535Grand moment de solitude lors de la soirée d’accueil des nouveaux Conseillers de quartier par le Maire himself. J’ai décidé de parler sans note, juste avec le Power Point comme support. Jusqu’ici, j’ai bien bafouillé une ou deux fois en cherchant un p… de mot qui ne venait pas, mais ça roule. Je suis un poil trop long par rapport au conducteur mais apparemment, l’auditoire n’en a pas trop marre encore. Je suis hyper concentré, nez dans le guidon, tendu comme une arbalète (ou comme un string variante moderne apprise d’une copine). Il y a 500 personnes devant moi qui attendent de bien comprendre dans quoi elles se sont embarquées et c’est moi qui doit expliquer. En plus, Il y a le grand chef qui me regarde sur le côté pour être sûr qu’il a bien compris dans quoi je l’embarque lui aussi. Et puis mes collègues adjoints de quartier et les chargés de quartier qui ont un peu le vertige en songeant au boulot que notre belle invention va leur donner. Mais, bon, ça ne se passe pas mal. Et puis voilà que je me lance à l’improviste, par la faute à une association d’idée, dans une digression d’explication de la raison qui fait que les conseils de quartier n’ont pas tous le même nombre de membre. C’est simple, je dis, il ya trois collèges équivalents et un nombre de conseillers de quartier différent selon la population du quartier. Dans les moins peuplés trois collèges de 12 font 36 conseillers. D’autres font 3 fois 15, soit 45. D’autres, au nombre d’habitants les plus importants, 3 fois 18 soit…. Le blanc. Le trou. Combien ça fait 3 fois 18 ? Je ne sais plus.

P1020538

Pourquoi j’ai l’impression que le sol se dérobe sous mes pieds ? C’est quoi ce frisson glacé ? Je bafouille, m’excuse… Cherche du secours… Au premier rang, on tente de me souffler. J’entends mal… Je lâche : « 64 ». Poilade générale et méritée. Je reconnecte enfin. 54, oui, c’est bien 54 que font 3 fois 18 ! Je fais bonne figure en rigolant aussi (je vais pas m’effondrer en sanglots, hein ?). Je me tourne machinalement vers le Maire pour voir si du soutien, du réconfort, de la compassion ou de la solidarité sont disponibles de ce côté-là. Hilare, il a déjà empoigné son micro : « …et je vous rappelle que je lui ai confié les finances de la ville… ».
Merci Patron !
Tout le monde semble d’accord : c’était une très bonne soirée !
Y a plus qu’à…

Télé locale : ouf ! Nantes 7 continue.

jeudi, novembre 26th, 2009

Comme je n’avais pas le temps de l’écrire, j’ai enregistré une petite réaction à l’annonce de la reprise de Nantes 7 par Télénantes et ses partenaires. J’ai réservé pour l’écrit (ce qui reste !) l’élément suivant : la compétence et l’engagement des professionnels de Nantes 7 étaient devenus indispensables à l’info quotidienne locale et à son pluralisme. C’est d’abord cela que préserve la décision du Tribunal.

Commentaires sur la reprise de Nantes 7

Sous vos applaudissements !

dimanche, novembre 8th, 2009

Ça y est ! Il y a un Conseil de Quartier à Nantes Nord depuis samedi. Dans les 10 autres quartiers aussi mais comme je n’y étais pas, je ne peux pas raconter. Je sais quand même que ça c’est bien passé.

A Nantes Nord, ça s’est même très bien passé. Le collège associatif a été composé sans problème. C’est vrai qu’il y avait moins de candidatures « utiles » que de sièges. Mais il y a quand même eu un débat sur la présence de « Place au vélo ». Pour tout dire, je n’étais pas très chaud pour qu’ils y soient, leur présence à Nantes Nord

Un collège associatif composé par consensus

Un collège associatif composé par consensus

(critère minimal retenu et accepté) ne m’étant pas apparue jusqu’alors. Ce sont les autres associations qui ont défendu l’apport futur de Place au vélo, qui avait quand même un représentant « local ». Puisque consensus il y avait, et que la présence de Place au Vélo avait été détectée (dans les écoles) à Nantes Nord par plus attentif que moi, je n’avais pas de raison de renier mes propres critères. Il reste donc trois places à pourvoir dans le collège associatif du Conseil et je ne désespère pas de convaincre une association sportive de nous rejoindre, la porte restant bien entendu ouverte à d’autres. C’est une des faiblesses de notre communication de rentrée sur le sujet : les associations ne se sont pas sentie aussi concernées que je l’aurais souhaité mais nous n’avons pas assez fait pour les en convaincre. Cela se corrigera.

Pour le collège des habitants, j’étais satisfait d’avoir 36 présents sur 53 candidats dont plein de gens que je ne connaissais pas. Le tirage au sort ayant été annoncé avant la réunion, et ce tirage n’excluant évidemment pas les absents, on aurait pu comprendre une moindre assiduité. La motivation est visiblement très forte. (suite…)