Posté le 6 novembre 2010
Dans la catégorie Le plus beau de tous les quartiers du monde, Politiquement incorrect | 2 commentaires
Vous connaissez Annick ? … Mais si… L’épouse de l’ancien Député et ancien Conseiller général Jean-Pierre Le Ridant, la flamboyante Reine carnaval, la nouvelle présidente du Comité des Fêtes, ancienne crêpière emblématique de Talensac et toute récente Déléguée régionale aux droits des femmes, imposée par Nadine Morano à la grande fureur du mouvement féministe nantais.
C’est quelqu’un Annick, je dois le dire. Militante UMP, supportrice revendiquée de JMA à Nantes, fan du FCN, elle vous donne du « mon p’tit coeur » ou du « ma p’tite chérie » en vous sautant au cou dès votre deuxième rencontre. Méprisée autant que crainte de la vieille droite nantaise où ses manières de marchande de poisson indisposent, elle est la seule militante de droite que je connaisse capable d’affronter sans complexe un quartier populaire. Meilleure chargée de com’ de son époux, disait la presse. Le genre tornade, avec un abattage sans beaucoup d’équivalent. Evidemment, en terme de contenu politique… On est « sur le terrain » et ça suffit. On ne va pas parler politique, ça fâcherait. Juste que son mari est un type formidable. C’est pour décrire sa méthode que j’avais inventé le terme de « clientélisme crêpier » au regard des centaines de crêpes et galettes, sans compter les kilos de farine dont elle a généreusement arrosé toutes les fêtes associatives ou d’école de Nantes Nord, du Breil et d’Orvault pendant des années. Sans parler des jeux de maillots à l’enseigne de son étal dans les clubs sportifs… Pendant la campagne législative, une responsable associative orvaltaise avait ingénument demandé à François de Rugy si lui aussi, il leur « donnerait des choses » s’il était élu. Elle ne pensait pas à mal et était juste convaincue que tout le monde faisait pareil… Annick avait assez peu goûté mon expression, d’autant que son époux a perdu coup sur coup ses deux mandats.
Elle n’a jamais caché son envie de descendre elle-même dans l’arène politique. Mais, ayant conclu que si elle était la seule candidate de droite capable de titiller la gauche à Nantes Nord, elle avait quand même toutes les chances de perdre, elle a préféré le Comité des fêtes et la délégation aux Droits des Femmes. Cela ne l’empêche pas de continuer à entretenir ses réseaux à Nantes Nord et d’y faire applaudir son époux aux fêtes carillonnées. Sincère à sa manière, c’est aussi une filoute de première !
Elle en a fait une récemment que je me peux m’empêcher de vous raconter. Lire la suite
Posté le 27 septembre 2010
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Resnais en a filmé un à la campagne (pas Resnais, Tavernier, me fait justement remarquer Rémi Tessier en commentaire ! Merci à lui !), Amadou et Mariam les ont chanté à Bamako, Renaud « à la con » et Juliette Gréco les haïssait.
Mes petits dimanches à moi sont généralement réservés…à moi ! Je m’en déjà suis excusé auprès des dirigeants de l’Etoile du Cens, que je devrais aller supporter plus souvent le dimanche après-midi au Stade de l’Amande, mais l’appel de la sieste est le plus fort. Il y a quand même des exceptions, en dehors même des dimanches d’élections.
Dimanche dernier, j’étais à Nantes Nord, à Santos Dumont pour être précis, pour fêter les 40 ans du Comité d’Action de la Petite-Sensive. C’était le repas du dimanche, préparé par « Métisse à Nantes » (Colombo de poulet…), en l’honneur de celle que son président Nicolas Chéri-Zécoté appelle Mamie et le reste du quartier Olga. Olga Chalon, c’est l’âme de la Petite-Sensive. Depuis 40 ans, et même si on arrive parfois à la convaincre qu’à 88 printemps, elle peut éventuellement rester un peu tranquille, elle prépare les repas servis au restaurant social. Mais c’est aussi une combattante, Olga. Une combattante de la solidarité, de l’action collective quotidienne, là où l’on vit et où trop de gens souffrent. Son heure de gloire, elle l’a connu en 1994, quand François Mitterrand est venu inaugurer la salle Santos Dumont et sa cuisine toute neuve qui venait enfin remplacer les caves de la rue du Honduras où tout a commencé. Alors je suis allé déjeuner avec tous les compagnons et compagnes de lutte (Jean-Louis, Jacqueline…), avec sa fille Christine qui reprend le flambeau de cette mère de 6 enfants qui sait que rien n’est jamais donné à ceux qui n’ont pas eu plus de cuiller d’argent dans la bouche qu’il n’ont à en mettre dans la bouche de leurs enfants. Comme c’était fête, j’ai amené la guitare et on a chanté Piaf et Fréhel. Lire la suite
Posté le 21 septembre 2010
Dans la catégorie Allez Nantes !, J'suis dans le journal..., Le plus beau de tous les quartiers du monde | 2 commentaires
Pour être franc, je n’ai absolument pas l’âme d’un collectionneur. Juste la manie de conserver les petits badges ou cordons qu’on vous remet à l’entrée de certaines manifestations et qui permettent l’identification plus rapide des participants. J’ai quelques collectors dans mon petit panier, et le cordon noir (celui des intervenants) des journées d’été d’Europe Ecologie en fait déjà partie.
Pensez-donc ! A peine rentré de vacances, on me confirme que je vais faire une visite de courtoisie à nos amis Verts, en représentant officiel du Maire, à l’occasion de leurs journées d’été à la fac de droit. Dans le contexte, c’était déjà sympa. Mais de fil en aiguille, je me suis retrouvé à devoir faire un petit discours lors de l’ouverture devant l’amphi bondé (il était très bien : cliquez ici Discours d’accueil aux Journées d’été des Verts 2010 pour le lire !). En pareil cas, il y a toujours de petites négociations protocolaires préalables. Tout doit bien se passer. « Le représentant de la mairie sera bien accueilli ont juré les responsables Verts, mais pas de provoc’, hein ? » « C’est Pascal qui s’y colle, y a donc pas de risque » a joyeusement répondu le membre du cabinet en charge de la chose. De fait, ça s’est très bien passé et les quelques pancartes anti-aéroport brandies devant moi relevaient plus du minimum syndical à assurer que d’une volonté d’être discourtois à mon égard.
Ces quatre premières semaines de rentrée ont été jalonnées d’ouvertures et d’inaugurations officielles. C’est toujours un moment particulier. Évidemment, on coupe des rubans tricolores devant une nuée de photographes dont les photos ne sont jamais dans le journal. D’autre fois, c’est une convention que l’on signe devant d’autres photographes. Les photos ne sont pas dans le journal non plus puisque les rédactions estiment (assez légitimement, je dois le dire) que la tête même souriante des officiels est moins intéressante que ce que l’inauguration doit promouvoir. Heureusement qu’il y a les bulletins institutionnels et les blogs pour pouvoir figurer au grand concours « Ma binette partout » rendu célèbre par le Canard Enchaîné. Je ne sors donc plus sans mon LUMIX que je mets dans les mains du premier malheureux qui a la malchance de me croiser !
J’ai donc représenté le Maire à l’inauguration d’Exeis Conseil, entreprise de consultants qui a choisi de s’installer dans des anciens locaux de la Banque Populaire à Bellevue et à l’inauguration de l’Aqua-Bien-être au Centre de Loisirs du Petit Port. Je me suis représenté moi-même à la signature de la convention entre le Crédit Municipal et la Mission Locale pour permettre aux jeunes de bénéficier du micro-crédit. Jean-Marc était présent avec bien d’autres pour l’inauguration officielle du nouveau collège Stendhal et je lui ai collé aux basques lors de l’inauguration d’AQUASIM, labo de recherche du CSTB, où j’ai pu également profiter d’une visite de la soufflerie Jules Verne. Il y a là des scientifiques épatants qui vous expliquent des choses ultra complexes mais que vous avez l’impression de comprendre. Vous en sortez avec le sentiment d’être moins c… que lorsque vous êtes arrivé et c’est bien réconfortant !
Des photos ont été prises (je n’en ai pas encore récupéré de l’inauguration d’Exeis) que j’ai rassemblées sans vergogne dans ce petit diaporama. Les légendes sont à faire apparaître en cliquant sur la petite icône « bulle ».
Posté le 30 août 2010
Dans la catégorie Le plus beau de tous les quartiers du monde | 1 commentaire
Je n’en tire aucune espèce de satisfaction, mais les questions de tranquillité publique et de sûreté, pour être précis dans le vocabulaire, ont été à mon programme bien avant les évènements grenoblois et l’épouvantable exploitation qu’en a fait un pouvoir empêtré dans la révélation chaque jour plus évidente de sa vraie nature : la ploutocratie selon le terme exhumé par J-M Ayrault dans le Nouvel Obs’, gouvernement des riches, par les riches et pour les riches. C’est incroyable mais le pouvoir sarkozyste est en train de réhabiliter la lutte des classes. Gouverner, pour cette droite-là, c’est protéger les riches des pauvres. Et accessoirement désigner aux pauvres d’encore plus malheureux qu’eux (étrangers en général et Roms en particulier), comme boucs émissaires de leurs difficultés voire ennemis dont ils devraient se méfier.
Bref ! Le 1er juillet dernier le Préfet DAUBIGNY venait présenter au Conseil général le rapport d’activité des services de l’Etat. Traditionnellement, c’est l’occasion d’un échange sous forme de questions-réponses avec les conseillers généraux qui le souhaitent. Fort civilement, nous transmettons nos questions à l’avance. J’ai utilisé cette faculté pour la première fois cette année, justement sur le thème du droit de nos concitoyens à vivre paisiblement quel que soit le quartier où ils résident. J’ai même posé deux questions puisque ma copine Fabienne Padovani n’a pas pu être là pour poser la sienne. A cette occasion j’ai fait une tentative d’enregistrement qui me permet de vous proposer d’écouter la question (cliquez ici : AUD000005) mais pas la réponse, la voix du Préfet telle que captée par mon ordi portable étant trop faible. Je publierai le verbatim sur ce blog.
Ce qui s’est passé ces derniers jours à Nantes Nord n’est que partiellement révélateur du problème, compte tenu des circonstances très particulières qui ont conduit les policiers à procéder à une interpellation à chaud, toujours plus problématique que lorsque le mis en cause est sorti de son lit au petit matin. Mais quand même. Lire la suite
Posté le 10 juillet 2010
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Juin est traditionnellement un mois de chargé pour un élu de terrain tenant à montrer que sa réputation n’est pas usurpée ! Les fêtes de quartier, d’école ou autre vides-greniers sont l’occasion de rencontrer les militants associatifs, les professionnels qui les assistent et tout simplement les habitants qui viennent prendre une dose de bonne humeur et de convivialité. Il n’y a pas toujours autant de monde que le mériteraient les organisateurs mais ces moments restent indispensables à la vie collective. Petit diaporama de moments de plaisir. D’être ensemble tout simplement. Cliquez sur la petite icône de texte en bas à gauche du lecteur pour faire apparaître les légendes !
Posté le 12 juin 2010
Dans la catégorie J'suis dans le journal..., Le plus beau de tous les quartiers du monde | Laissez un commentaire
…Oh rassurez-vous ! Ni sur TF1, ni sur Télénantes ou Nantes 7. Mais sur TV8 Mont Blanc. C’était à Grenoble lors des rencontres de la démocratie locale. L’angle du sujet est un peu trop limité à la problématique « quartiers » à mon goût, mais c’est aussi le reflet des débats.
Posté le 5 juin 2010
Dans la catégorie Aimons les socialistes !, Allez Nantes !, Dialoguez, dialoguez, il en restera toujours quelque chose, J'suis dans le journal..., Le plus beau de tous les quartiers du monde, Ne modérons pas nos transports publics | 3 commentaires
Voilà ce que c’est… On bosse, on saute de colloque en printemps des voisins, de réunion de cadrage budgétaire en inaugurations, de congrès de radios libres en anniversaires de jumelages et on n’a plus le temps d’écrire sur son blog ! Je collectionne les photos pour illustrer des billets et je n’écris pas les billets. « Ben alors, et ton blog ? » C’est que je me ferais presque engueuler quand le rythme des publications baisse ! D’un côté c’est flatteur, mais j’essaie de ne pas oublier que je suis un élu local et responsable politique qui tient accessoirement un blog pas un blogueur qui fait de la politique et assume ses mandats entre deux posts. Alors, plutôt que de produire les 3 ou 4 articles que je mijote sans jamais arriver à les écrire, je tente le coup du diaporama avec légendes. Évidemment, ça fait un peu « ma binette partout » mais ça donne une idée de la formidable variété de mon activité, je ne le dis pas pour me vanter mais parce que j’ai beaucoup de chance ! C’est aussi l’occasion de glisser quelques photos insolites ou dessins de FRAP. Pour lire les légendes, il faut cliquer en bas à gauche sur la petite bulle de B.D qui apparaît quand vous promenez votre souris sur l’écran. Bon visionnage !
Posté le 22 mai 2010
Dans la catégorie Dialoguez, dialoguez, il en restera toujours quelque chose, Le plus beau de tous les quartiers du monde | 1 commentaire
Avant de profiter du pont de l’Ascension, j’ai eu une drôle de semaine dédiée au dialogue citoyen.
Elle a commencé par une passionnante réunion de la Commission « Démocratie locale » de l’Association des Maires de Grandes Villes de France. L’occasion de s’étalonner sur une tentative commune à bien des villes sous des formes diverses, celle du tirage au sort de leurs interlocuteurs des instances de concertation et de participation. Amiens a ainsi constitué ses conseils de quartier de manière très similaire aux nôtres. Mais ils ont ajouté un « plus » : chaque habitant-e tiré-e au sort a reçu la visite d’un-e élu-e pour expliquer de quoi il s’agissait et encourager à la participation. Ils en retirent une proportion enviable d’acceptation et une participation plus durable et assidue que ce que nous constatons à Strasbourg ou à Nantes. Conclusion tirée en commun à partir de cet exemple et d’autres : nos dispositifs requièrent des moyens d’animation et une forte présence des élus comme des équipes de professionnels. La corrélation entre la dynamisme des instances et ces moyens (essentiellement du temps d’ailleurs…)est évidente. Il faudra faire des choix…
Cette réunion a été l’occasion d’écouter Loïc Blondiaux, prof’ à Science-Po Paris, et membre de l’Institut de la Concertation où se fomentent nombre d’innovations dans le domaine et dont les recherches inspirent nos expériences. Toujours sur ce thème du tirage au sort, Loïc Blondiaux nous a opportunément rappelé que nous revenions là aux sources de la démocratie. Un rien provocateur, il nous a expliqué que l’élection étaient profondément anti-démocratique puisqu’elle revenait à nier que chaque citoyen a, par définition, une égale légitimité à gérer les affaires publiques. Elle est une manière de désigner une forme d’aristocratie, même si c’est sur une tout autre base que sur la naissance ! Rumeur dans la salle… En tous les cas, ce rappel aux grands anciens (la Grèce…) a eu le mérite de nous armer intellectuellement pour répondre à la question de la légitimité et de la représentativité des membres de nos conseils ou ateliers ! Ce qui compte c’est la diversité.
Revigoré par ces stimulants échanges, je suis sorti de l’Assemblée Nationale où avait lieu la réunion pour tomber nez à nez avec une manif’ d’opposants à l’aéroport de Notre Dame des Landes, montés à Paris pour la journée ! Oups ! Choisissant de me faire discret, j’ai changé de trottoir en regardant mes godasses l’air pressé et affairé. Pas de bol : s’étant mis discrètement à l’écart pour passer un coup de fil, un manifestant me reconnaît et me salue à haute voix ! Raté !
Au moins cet échange de politesse a-t-il été courtois, cordial et souriant.
Ce n’était plus la même ambiance deux jours plus tard au Centre Social du Bout des Landes… Au menu une réunion publique destinée à informer les riverains du chantier du nouvel immeuble du Conseil général des conditions de réalisation de ce chantier. Le long du boulevard Cassin et de la rue de Douarnenez, l’immeuble est intégré dans le projet urbain global du quartier, référencé à l’Agence Nationale de Rénovation Urbaine sous l’appellation Bout des Landes-Bruyères. Je savais qu’un habitant avait décidé mobiliser contre ce projet et qu’il avait commencé à alerter voisins et médias. Son double leitmotiv : on ne savait rien et on ne veut pas qu’on touche aux arbres.
Tout notre travail autour du dialogue citoyen repose autour de l’idée d’associer efficacement expertises politique, technique et d’usage pour prendre les meilleures décisions possibles. Notre tâche a été jusqu’ici de convaincre détenteurs de la légitimité politique et de la compétence technique que prendre le temps d’associer l’expertise d’usage, celle des habitants, était une chance plus qu’une contrainte.
Nous nous sommes trouvés ce soir là devant un renversement de perspective : des habitants niant farouchement toute compétence aux techniciens comme aux élus. Notre volonté politique : du pipeau. La parole compétente et pédagogue des urbanistes et architectes : du vent. Nos arguments : des mensonges. Nos démonstrations : autant de manipulations. Avec en toile de fond une certitude : élus et techniciens étaient ligués contre les habitants pour leur imposer des choses non seulement contre leur gré mais dans le but de leur nuire, au plus grand bénéfice des bétonneurs.
De quoi s’agit-il : le Conseil général va regrouper à cet endroit accessible et commode pour les usagers, deux anciens Centre médico-sociaux et les services actuellement excentrés dans le parc de bureau de la Rivière. Outre une meilleure accessibilité pour les familles, notamment les bénéficiaires du RSA, la construction de ce petit bâtiment de 4 étages, labellisé Bâtiment Basse Consommation, permettra au Conseil général d’économiser des dizaines de milliers d’Euro de loyer. Plus éloigné de chacun des immeubles existants que ces immeubles entre eux, encore moins impactant pour le cadre de vie que les immeuble de logements en cours de construction quelques centaines de mètre plus loin, ce nouveau bâtiment s’intègre dans un projet urbain (cliquez ici pour accéder à toute la présentation : Le projet ANRU Bout des Landes Bruyères) dont la première caractéristique est de conforter et de sauvegarder le patrimoine vert du secteur. Il y aura plus d’arbres après qu’avant, des liaisons piétonnes plus agréables et sûres, et l’espace boisé sera bien mieux valorisé. Comme l’expliquait l’architecte du projet, tout a été imaginé en lien avec un groupe d’habitants volontaires sur la base d’observations de terrain, issues de la vie quotidiennes, depuis 5 ans. L’Office National des Forêts est garant du patrimoine végétal et a géolocalisé chaque arbre, en tirant un diagnostic précis et prospectif pour chaque sujet. Nous en étions à la 5ème réunion publique, à la parution du 5ème exemplaire du journal du projet systématiquement diffusé dans toutes les boîtes aux lettres, sans parler de la consultation des locataires concernés par la réhabilitation lourde de leur immeuble, ou du travail de relogement au cas par cas conduit pour le relogement des familles du quartier des Bruyères, ou des expositions, ou des enquêtes publiques… Bref, nous nous pensions à l’abri d’un bon paquet de reproches possibles, l’architecte de l’immeuble étant l’agence TOPOS qui a déjà réalisé le multi accueil juste en face !
Eh bien, j’en ai vu des réunions publiques difficiles, voire carrément houleuses. Mais c’est la première fois que je vois le leader de la contestation s’installer face à la salle sous l’écran projetant plans et images de synthèse, menant par moment sa propre réunion en même temps que nous, la nôtre ! La première fois que je vois un porte-parole sortir fumer son clope au milieu d’une présentation du projet qu’il entend contester, ou l’interrompant à tout instant en agitant sous le nez de l’architecte un plan compris à l’envers comme preuve contraire de ce qu’il décrivait en réalité. Sportif !
Il a fallu que je me fâche deux ou trois fois pour obtenir le respect au moins pour les professionnels qui étaient là, pour les autres habitants participants à la réunion ou voire même pour moi. A un moment, une dame m’a demandé si l’édification de cet immeuble n’allait pas provoquer une augmentation de sa Taxe d’Habitation. Au moins était-ce une question précise, à laquelle je pensais pouvoir apporter une réponse facile : bien sûr que non, cela n’allait avoir aucune espèce d’incidence. Notre leader de la contestation intervint alors et dit à la dame : « Ne les écoutez pas, de toutes façons, ils n’y connaissent rien ! ». Je lui ai expliqué alors qu’inspecteur des Impôts de métier je devais pouvoir être jugé crédible dans ma réponse. « C’est ceux qui fraudent le plus » conclut-il en faisant de la main le geste explicite qu’on fait pour accuser quelqu’un de s’en mettre plein les poches.
Quel dialogue engager dans ces conditions ?
Ce qui est certain, c’est qu’au-delà du comportement de leur leader autoproclamé, des habitants étaient totalement sincères en jurant qu’ils n’avaient jamais entendu parler de rien. Et de fait, comme cette partie du quartier verra s’améliorer ses espaces publics, que des constructions nouvelles viendront le modifier en bordures, mais sans que les logements existants soient concernés à titre individuels, ils ont pu n’être touchés par aucune communication, aussi soignée et massive que puisse être celle qui a été organisée. Je suis chaque fois étonné, mais il faut le prendre en compte, de constater à quel point nos concitoyens peuvent vivre à l’écart de toute information, inaccessibles aux messages institutionnels, ne réagissant qu’à la pose d’un panneau de chantier de 4 mètres sur trois devant leur fenêtre ou à une visite. On en revient à mon observation sur le boulot de nos amis Amiénois : le porte à porte, le contact direct individualisé devient le seul moyen vraiment fiable de faire passer une info, une conviction ou un projet. Même le tract ajouté à une quittance de loyer ou à une facture de restaurant scolaire peut ne pas être lu et son destinataire jurer en toute bonne fois qu’il n’a jamais eu connaissance des infos qu’il contient. En fait, beaucoup de gens ne se placent en situation de recevoir l’information qu’au moment où il sentent un enjeu pour eux-mêmes : à ce moment, la plus discrète des affichettes est repérée ! A méditer pour l’avenir.
En fait, une chose m’a vraiment embêté dans l’expression de ce qui est une inquiétude réelle qui saisit les gens dès qu’on se propose de modifier un tant soit peu le cadre de vie auquel ils sont habitués (« on sait ce qu’on perd mais pas ce qu’on gagne ») et qui les font se raccrocher qui à la défense des arbres, qui à la dénonciation des promoteurs et du béton pour justifier leur demande que rien ne change. Ce sont les commentaires défavorables sur la mosquée, sous couvert de questions de stationnement qui apparaissaient nettement comme des prétextes. La peur de l’autre et le rejet de la différence accompagnent souvent l’expression des conservatismes et des replis sur soi. Pour y répondre, l’élu responsable, les techniciens qui l’accompagnent, ont grosso modo le choix entre, la pédagogie et la démagogie. Mention reconnaissante, donc, au spécialiste et pédagogue de l’Office National des Forêt qui a instauré un silence respectueux (que ne l’ai-je fait intervenir plus vite !) en expliquant ce qu’il faisait là et en quoi l’accusation de porter atteinte aux arbres n’avait pas lieu d’être dans ce projet. Mention également reconnaissante à mes collègues élues, Florence Février et Myriam Naël qui m’ont très solidairement aidé à faire face et ont tenté de remettre un peu de rationalité dans les échanges. Un démagogue s’est bien manifesté, mais c’est à ses risques et périls. L’effet boomerang, on appelle ça…
Posté le 8 mai 2010
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On était déjà fier de notre collège tout neuf, on sentait bien qu’il y avait là un terreau de talents et des germes de créativité dans chaque élève, on est aujourd’hui fiers des 6ème A (et de leurs profs) ! Ils se sont tous engagés dans le très beau concours organisé par le Conseil général et la Maison de L’Europe « Vivre l’Europe en 2010″. Cette année le thème était « Rêves d’Europe – Contes, légendes et récits fantastiques ». Les loupiots ont choisi de faire une vidéo, écrit un scénario, des dialogues et joué eux-mêmes les personnages. Un investissement total qui a séduit le jury qui leur a accordé le 1er prix, celui offert par le Conseil général : un voyage à Bruxelles et à Bruges. Fous de joie ils étaient ! Et les professeurs très émus. Quand on vous dit qu’il s’y fait un super boulot à Stendhal…
J’en profite pour vous proposer la vidéo réalisée par le Conseil général sur le collège à l’occasion de la visite du mois dernier (cf. Mâtin quel beau collège) .
Posté le 12 avril 2010
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Si on considère – et c’est le cas de notre municipalité comme de notre Conseil général – que c’est par l’éducation que passe toute idée d’avenir et d’égalité des chances de chaque enfant devant cet avenir, alors on doit reconnaître que les collectivités locales font tout ce qu’elle peuvent à Nantes Nord. Après la livraison du collège Stendhal tout neuf qui accueillera ses élèves et professeurs à le rentrée du 26 avril, c’est au tour de l’école Gauguin d’avoir droit à bien plus qu’un lifting. Johanna Rolland, qui est notre adjointe au maire en charge de l’éducation et de la jeunesse est venue à Nantes Nord clouer la première planche du futur Centre de loisirs associé à une école rénovée. Il faut avouer qu’elle en avait besoin l’école Gauguin. Posée au milieu du quartier du Bout des Pavés, enclavée, on s’est longtemps demandé si on devait y engager des frais ou envisager de refaire une autre école ailleurs ou même pas du tout au cas où on aurait scellé le sort des tours Québec, grandes pourvoyeuses d’effectifs. D’études urbaines en réflexions patrimoniales, on n’avançait pas beaucoup et l’équipe enseignante et les parents d’élèves commençaient à trouver le temps long.
Les bonnes décisions ont été prises : on réhabilite les tours Québec et on fait à Paul Gauguin ce qui réussit ailleurs : une école rénovée, désenclavée par une réorganisation astucieuse (on s’ouvre sur le quartier avec une nouvelle entrée rue de la Coulée) et complétée par les nouveaux locaux du Centre de Loisirs, avec un espace bibliothèque en prime.
Tout cela est fait dans l’esprit de la politique de réussite éducative conduite avec Johanna par Myriam Naël, également élue du quartier. Après un premier lancement à Bellevue, c’est à Nantes Nord qu’aura lieu la seconde phase de l’expérimentation du programme pour la réussite éducative qu’elles construisent. (D’ailleurs vous pouvez cliquer juste là : interv j rolland cm reussite educative pour lire l’intervention de Johanna au dernier Conseil municipal consacré à la réussite éducative). Évidemment, le livre et la lecture prennent une part primordiale dans ce programme : c’est sur ce terrain que se creusent ou se corrigent les inégalités qui minent la confiance que parents et jeunes placent dans le système scolaire. Le leitmotiv de Myriam, c’est la coéducation. Chacun doit rester dans son rôle : parents, enseignants, animateurs ou accompagnants des temps périscolaires et de loisirs. Mais tous jouent un rôle et font une partie de ce qui permet à un-e petit-e de se construire. C’est dans l’articulation et la mise en cohérence de tous ces efforts que se nichent les chances les meilleures de réussite et d’épanouissement de tous nos petiots, y compris ceux qui ont le moins de chance au départ. C’est bien pour ça que Catherine Piau, la troisième élue de la bande, chargée de l’animation et de la restauration scolaire était là aussi. Avec ces trois là, j’avais intérêt à me tenir à carreau ! Elles ont eu la gentillesse de ne pas m’infliger d’humiliation publique : elle sont aussi peu à l’aise que moi un marteau à la main. Quelle que soit leur opinion sur la manière dont nous remplissons notre mandat d’élus les parents et enseignants ont été soulagés de ne pas devoir compter sur nous pour le construire, ce centre de loisirs ! Bilan : trois clous tordus mais pas de bobo ! Le menuisier à très vite récupéré son marteau…
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