Les quartiers populaires votent François HOLLANDE

Fête de quartier au Chêne des Anglais - Toute l'énergie positive des quartiers populaires.

Le premier tour des primaires citoyennes a été un incroyable succès. Plus de 2 millions et demi de votants au niveau national, près de 20000 à Nantes, et dans tous les quartiers un flot ininterrompu de votants accueillis par des militants enthousiastes qui n’osaient espérer un tel engouement.
Le résultat est aussi riche d’enseignement sur les aspirations et les espoirs de ceux qui sont le plus fortement exposés à la crise et à ses conséquences quotidiennes. Sur leur exigence aussi.
Ce sont les quartiers populaires qui ont donné la plus large avance à François Hollande, à Nantes mais aussi à St Herblain. 50 % et + 20 points par rapport à Martine Aubry aux Dervallières, 47 % et 19 points à l’Ecole Jean Zay, près de 48 % et + 18 points au Chêne des Anglais et Bout des Pavés. Les bureaux populaires de Doulon confirment cette tendance, avec un différentiel de + de 14 point en faveur de François Hollande à 44 %.

A contrario, l’Ecole Molière, Canclaux ou Madeleine-Champs de Mars, dont la sociologie est bien différente n’ont pas placé François Hollande aussi haut que nous l’espérions, puisqu’il y est devancé par Martine Aubry. On laissera aux spécialistes de l’analyse socio-politique ou électorale le soin d’opérer les rapprochements avec les résultats d’élections récentes.

J’en tire tout de même la conclusion que le vote Hollande est le plus fort là où le besoin de la victoire de la gauche est le plus impérieux car il naît des difficultés et de la précarités vécues quotidiennement, là où la crise économique et financière et l’augmentation terrible du chômage qui l’accompagne frappent le plus, là où l’injustice de la politique de Sarkozy est le plus douloureusement ressenti, et là où la désespérance sociale mine le vivre ensemble.
Les quartiers populaires savent ce que compétence, efficacité, crédibilité et responsabilité veulent dire. Peut-être parce qu’ils en ont le plus besoin.
Ils savent que la priorité absolue donnée à la jeunesse comme moyen de remobilisation de toute la société peut redonner l’espoir d’un meilleur avenir pour tous. Ils exigent une réforme fiscale pour financer cette priorité. Il attendent de la gauche au niveau national la rénovation des pratiques démocratiques qu’ils apprécient d’elle au plan local. Ils ne voient pas en quoi n’avoir pas été ministre sous Mitterrand ou Jospin serait un handicap pour impulser la rénovation des pratiques politiques et l’émergence d’une nouvelle génération de responsables gouvernementaux.
Dans les quartiers populaires, on sait aussi ce que valent les phraséologies et les slogans simplistes.
On sait que l’aspiration, l’exigence même, de voir les valeurs et principes de la République s’appliquer pour tous et partout ne pourra être satisfaite qu’au terme d’une victoire de la gauche en mai prochain. On connait le prix des fausses promesses et des espoirs déçus et on sait qui le paye. On sait la différence entre des débats d’appareils internes à la gauche ou au P.S et les enjeux réels d’une élection présidentielle. On sait ce que valent les postures idéologiques.
Dans les quartiers populaires, on sait que pour gagner, il faut être préparé à un combat sans merci, préparé à incarner un projet plus grand que celles et ceux qui le portent, à investir la fonction présidentielle dans toutes ses dimensions, et que sans le rassemblement le plus large, on ne peut ni gagner, ni réussir. On y connaît les limites de l’entre soi.
Les habitants des quartiers populaires n’ont pas, n’ont plus le temps d’attendre.
Leur vote massif pour François Hollande, c’est un appel à aller à l’essentiel, à n’avoir aucun autre objectif que la victoire d’abord et la réussite ensuite.
A toutes celles et tous ceux qui ont au cœur la justice sociale et la solidarité d’entendre cet appel.

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