Archive for novembre, 2010

Donnez de la voix en 2011 !

dimanche, novembre 28th, 2010

Bon. D’accord. Je sais. Intéresser les électeurs aux élections cantonales du printemps va être coton. Et pourtant, il va bien falloir que nous y arrivions, nous les candidats. En tous cas, si nous nous n’essayons pas, personne ne le fera à notre place. Dès lors, le plus rageant, le pire, le comble ne serait-il pas qu’ayant convaincu un-e citoyen-ne de l’importance de l’échéance, nous nous apercevions que cette personne n’est pas inscrite sur les listes électorales !

Bon. D’accord. Je sais. Telles que les choses sont parties, il n’est pas certain que les primaires pour désigner le-la candidat-e socialiste (ou pas que socialiste) à l’élection présidentielle puissent dissiper la fâcheuse impression du moment à l’égard de cette procédure pourtant prometteuse. Dès lors, le plus rageant, le pire, le comble ne serait-il pas que convaincu-e finalement de l’intérêt d’y participer, un-e citoyen-ne de gauche s’aperçoive qu’il-elle en est empêché-e faute d’être inscrit-e sur les listes électorales !

Alors il faut que nous mettions à profit les semaines qui nous séparent des fêtes pour sensibiliser nos concitoyens au fait qu’ils ne doivent pas se priver d’une faculté de s’exprimer qu’ils utiliseront ou non, selon que nous aurons été convaincants ou pas assez.

Vérifiez que vous êtes bien inscrit-e pour dire votre mot en 2011, localement et nationalement, pour faire entendre votre voix en mettant un bulletin dans l’urne cantonale, puis l’urne pré-présidentielle.

Tout est expliqué dans la petite vidéo ci-dessous !


Inscrivez vous sur les listes électorales!
envoyé par PartiSocialiste. – L'info video en direct.

Après les manifs (II)

dimanche, novembre 21st, 2010

Belle brochette de socialistes manifestants !

Donc, le mouvement contre la « réforme » des retraites, dans sa phase la plus active, a été exceptionnellement puissant. La presse a considéré que la dernière manif’ nantaise en date traduisait un essoufflement. A 15000 personnes. Or, foi de syndicaliste n’en ayant pas raté beaucoup depuis 25 ans, une manif’ de 15000 personnes à Nantes est une grosse manif’, loin d’être fréquente. C’est dire si celles qui ont précédé ont été énormes, et leur répétition sans beaucoup de précédent. Même si, très logiquement, le propos des manifestants s’est politisé au fur et à mesure en se cristallisant sur la personne de Nicolas Sarkozy, ce succès est du à la clarté d’appels qu’on doit porter au crédit de l’intersyndicale. On savait pourquoi on manifestait, l’objectif était unique et la revendication claire.

Aujourd’hui, le mouvement n’a pas gagné, puisque la loi a été promulguée et est donc en vigueur. De là à dire qu’il a perdu…

Un mouvement social de ce type ne perd jamais vraiment. Rien que le goût retrouvé de l’action collective, l’esprit de solidarité et de fraternité qui traverse les cortèges ou le sentiment de force que confère le fait de se savoir nombreux et soutenus sont des acquis certes souvent immatériels, mais bien réels. Oserai-je parler de conscience de classe renaissante ? Sarkozy passe son temps à opposer les gens les uns aux autres, à susciter des tensions, à encourager la recherche de bouc-émissaires. Je ne crois plus (ça fait un moment…) que la lutte des classes puisse être le moteur de l’histoire. Elle n’a pas disparu pour autant. Le comportement et la politique de l’actuel pouvoir est un comportement de lutte des classes : tout est fait pour la préservation de ce que JMA a eu raison de nommer par son nom, la ploutocratie. Non que les riches soient par nature de mauvaises gens. Simplement leur bonne conscience à considérer leur situation est normale, qu’ils méritent leur réussite, que les autres n’ont qu’à faire comme eux et que c’est finalement comme ça que la terre tourne le plus rond reste insupportable. Lorsque le pouvoir politique les encourage dans cette inclination jusqu’à la caricature et la nausée bling-bling, ce qui se produit en ce moment, l’indignation et la colère doivent trouver des modes d’expression collective et c’est ce qui s’est passé avec l’affaire des retraites, partie émergée d’un iceberg d’injustices.

Naturellement, cette expression de colère ne va pas sans tentations simplistes, où le slogan remplace et la pensée et l’élaboration de solutions. Les obédiences trotskystes ou gauchistes de tous poils, dont la persistance de l’influence dans notre pays est une bénédiction quotidienne pour les Neuilléens de droite relevant leur courrier, et qui, non contentes de se bouffer le nez entre elles et de scissionner régulièrement, garantissant ainsi leur impuissance à faire d’autre révolution que celle de leur phraséologie qui tourne en rond, vont naturellement y jouer les sergents-recruteurs pour leur véritable combat : affaiblir la gauche qui prend le risque de vouloir gouverner en redonnant au mot réforme son sens progressiste, autrement dit les socialos ! (suite…)

Après les manifs (I)

dimanche, novembre 14th, 2010

23 septembre 2010 à NANTES. Les socialistes se préparent à une longue attente : la manif sera très très longue !

J’ai toujours été convaincu que la transformation de la société (dans la sens du progrès et de la justice sociale, s’entend) ne pouvait se réaliser que par la complémentarité du mouvement social et de l’action politique. Le mouvement social (qui prend bien d’autres formes que l’action syndicale même si c’est sur cet aspect que je me concentre ici) crée le rapport de force qui, au moment des négociations, fera pencher du bon côté la balance qualitative des compromis passés. La prise du pouvoir politique permet de graver dans la marbre de la loi les progrès actés par la démocratie sociale ou, quand celle-ci est déficiente, peut lui redonner le fameux grain à moudre. La première qualité de la première loi Aubry sur les 35 h a bien été de déclencher un vaste mouvement de négociations dans les entreprises et les branches, où les questions d’organisation et de contenu du travail ont été abordées souvent pour la première fois. Au moins dans les secteurs où les syndicats sont présents, des accords combinant réduction du temps de travail, créations d’emplois et augmentation de la productivité globale ont alors été conclus. Si les salariés français sont parmi les plus productifs du monde, c’est bien aussi aux 35 heures qu’on le doit.

Alain GRALEPOIS et Jean-François TALLIO le 23 septembre dernier. Les manifs sont aussi l'occasion d'utiles contacts informels...

Naturellement, mouvement social et action politique n’ont pas la même fonction. Cherchez la prise pouvoir politique par le mouvement social, vous conduirez les deux à l’échec. La fameuse convergence des luttes est un des mythes les plus calamiteux irriguant aujourd’hui encore notre nation qui n’oublie jamais ses fondations révolutionnaire et régicide. Et s’il m’est arrivé de pester contre certains camarades de la CFDT qui allaient jusqu’à nier toute dimension politique à l’action syndicale, tout en ambitionnant d’embrasser le champ social bien au-delà du contrat de travail et de la feuille de paye chers à F.O, je crois qu’ils ont raison de se méfier d’une globalisation des luttes qui envoie chacune d’entre elles dans le mur ou dont le feu s’éteint dès lors qu’une seule a obtenu un bout de résultat. (suite…)

Annick for ever !

samedi, novembre 6th, 2010

Annick en plein boulot d'avant - Photo Ouest-France - cliquez dessus pour accéder à l'article

Vous connaissez Annick ? … Mais si… L’épouse de l’ancien Député et ancien Conseiller général Jean-Pierre Le Ridant, la flamboyante Reine carnaval, la nouvelle présidente du Comité des Fêtes, ancienne crêpière emblématique de Talensac et toute récente Déléguée régionale aux droits des femmes, imposée par Nadine Morano à la grande fureur du mouvement féministe nantais.
C’est quelqu’un Annick, je dois le dire. Militante UMP, supportrice revendiquée de JMA à Nantes, fan du FCN, elle vous donne du « mon p’tit coeur » ou du « ma p’tite chérie » en vous sautant au cou dès votre deuxième rencontre. Méprisée autant que crainte de la vieille droite nantaise où ses manières de marchande de poisson indisposent, elle est la seule militante de droite que je connaisse capable d’affronter sans complexe un quartier populaire. Meilleure chargée de com’ de son époux, disait la presse. Le genre tornade, avec un abattage sans beaucoup d’équivalent. Evidemment, en terme de contenu politique… On est « sur le terrain » et ça suffit. On ne va pas parler politique, ça fâcherait. Juste que son mari est un type formidable. C’est pour décrire sa méthode que j’avais inventé le terme de « clientélisme crêpier » au regard des centaines de crêpes et galettes, sans compter les kilos de farine dont elle a généreusement arrosé toutes les fêtes associatives ou d’école de Nantes Nord, du Breil et d’Orvault pendant des années. Sans parler des jeux de maillots à l’enseigne de son étal dans les clubs sportifs… Pendant la campagne législative, une responsable associative orvaltaise avait ingénument demandé à François de Rugy si lui aussi, il leur « donnerait des choses » s’il était élu. Elle ne pensait pas à mal et était juste convaincue que tout le monde faisait pareil… Annick avait assez peu goûté mon expression, d’autant que son époux a perdu coup sur coup ses deux mandats.
Elle n’a jamais caché son envie de descendre elle-même dans l’arène politique. Mais, ayant conclu que si elle était la seule candidate de droite capable de titiller la gauche à Nantes Nord, elle avait quand même toutes les chances de perdre, elle a préféré le Comité des fêtes et la délégation aux Droits des Femmes. Cela ne l’empêche pas de continuer à entretenir ses réseaux à Nantes Nord et d’y faire applaudir son époux aux fêtes carillonnées. Sincère à sa manière, c’est aussi une filoute de première !
Elle en a fait une récemment que je me peux m’empêcher de vous raconter. (suite…)