Archive for octobre, 2010

J ‘suis nul !

dimanche, octobre 24th, 2010

J’ai tellement en horreur la très socialiste tendance à l’auto-flagellation, que je verse généralement plutôt dans l’auto-satisfaction, ce qui n’est pas beaucoup mieux ! Mais là, il faut bien le dire, j’ai été mauvais !
Invité de PRUN’ à l’occasion de la soirée d’accueil des nouveaux étudiants nantais à l’Ecole d’archi, je devais causer transports publics dans le poste. Certes, les questions qui m’ont été posées étaient très centrées sur les tarifs et leur récente augmentation, ou sur le manque de transports nocturnes mais quand même ! Puisque la malheureuse Juliane n’arrivait pas à en placer une tellement j’étais bavard, au moins aurais-je du réussir à parler de sécurité en pleine semaine SECURI ‘TAN. Eh ben non !
Alors que la campagne de cette année est basée sur la nécessité de regarder et d’écouter la ville autour de soi, notamment pour entendre le tram’ qui arrive. Alors que le nombre d’étudiant-e-s qui portent le casque sur les oreilles avec la musique est une source quotidienne de stress pour les conducteurs qui ne peuvent pas savoir si leur gong avertisseur a été entendu, mais qui savent que si ce n’est pas le cas et que la personne traverse la voie, ils NE POURRONT PAS ARRÊTER LE TRAM A TEMPS ; alors que cette habitude de se couper de son environnement est en cause dans au moins un accident mortel sur notre réseau ; alors que les médiateurs de la TAN’ tenaient leur stand dédié à cette question à 10 mètres du plateau de PRUN’ ; alors que j’avais la brochure spécialement éditée sous le nez, j’ai réussi à ne pas dire un mot de sécurité.

Je tente donc de me rattraper avec ces quelques photos de l’opération menée ce samedi Cours des 50 Otages, souvent sous une pluie battante. En en revenant, j’ai même été victime du vieux gag de la voiture qui roule dans une flaque arrosant les piétons sur le trottoir, ruinant mon beau costume spécialement sorti pour accueillir Anouk Aimée. « C’est moi, Lola… »

J ‘ai pas voulu voir Budapest mais j ‘ai trop vu Paris…

dimanche, octobre 10th, 2010

Si j'ai séché la convention de Transcité de Budapest, Nantes était bien représentée au 125ème anniversaire de l'Union Internationale des Transports Publics à Bruxelles. La preuve.

Il y a un an, je vous racontais mes trois jours passés à Istanbul pour la convention annuelle de Transcité, réseau d’exploitants de transports publics. Eh bien cette année, je ne vous raconterais pas Budapest, puisque j’ai séché l’édition 2010. Non que la rencontre soit sans intérêt, mais parce qu’il faut bien faire des choix ! Il se trouve qu’un vote interne au Parti Socialiste me concernant d’assez près (euphémisme…) avait lieu à ce moment et qu’il ne m’a pas paru très courtois vis à vis de mes camarades d’aller vérifier la couleur du Danube à ce moment.

Par surcroit, même si la présidence de la TAN vous pousse naturellement à être d’humeur voyageuse, le temps que je passe dans les transports ces temps-ci finit par être conséquent. Jusqu’alors, j’ai échappé aux grosses pannes de TGV qui vous font arriver de Paris avec 5 heures de retard. Cependant, les réunions parisiennes liées aux finances communales se font nombreuses. La semaine dernière, c’était la commission des finances de l’Association des Maires de Grandes Villes de France. On vient y glaner les dernières infos concernant les (contre)réformes en cours ou plus prosaïquement les données du Projet de Loi de Finances : à quelle sauce l’Etat va-t-il nous manger cette année ? Quel mauvais coup nous prépare-t-il, et sur quels points jugés stratégiques s’accorder avec  les autres associations (Maires de France, Villes moyennes, Communauté Urbaine…) pour obtenir du gouvernement les reculs nécessaires par un lobbying bien mené ? L’emblématique président de cette commission est Jean-Claude Boulard, maire du Mans. Un des meilleurs spécialistes des finances locales et un sacré personnage. Le genre à monopoliser la parole pendant deux heures et à s’enquérir gentiment de notre éventuelle lassitude de son monologue ! Les associations d’élus de ce genre, c’est à la fois très politique (les répartitions de responsabilités sont le fruit de savants dosages) et plus du tout quand les élus de tous bords sont vent debout contre les projets gouvernementaux. A ces  moments, nous sommes censés ne plus faire que de la technique financière. Je me suis fait presque gronder par Boulard quand j’ai fait remarquer à haute voix que la fameuse réforme territoriale allait, de renoncements en reports, bientôt se réduire à la seule création du Conseiller territorial. Pas l’endroit du débat politique me fait-il comprendre ! Il y a quand même des moments où il faut dire les choses, même dans les instances où des adversaires politiques (pas directs il est vrai…) se retrouvent entre gens de bonne compagnie dans les salles de réunions de l’Assemblée Nationale ou du Sénat à essayer de sauver ce qui peut l’être de leurs budgets respectifs… (suite…)