Microcrédit pour les artistes : plus qu’ un coup de pouce

Les présidents signent...

L’autre jour, les responsables de Trempolino se disaient avec soulagement qu’ils n’avaient plus trop longtemps à attendre avant de quitter leurs préfas surchauffés et fatigués. En tous, cas, le déménagement vers la Fabrique ne relève plus de la prospective mais une réalité future et programmée.
Il faisait donc chaud pour un petit point presse que nous avons souhaité organiser, « nous » étant en l’occurrence le Crédit Municipal de Nantes et Trempolino.
Il s’agissait de donner un peu de visibilité à la convention renouvelée et trop méconnue qu’Elisabeth Hugnon, Présidente de Tremplino et votre serviteur avons signé cet après-midi là, sous l’œil vigilant de « nos » Directeurs respectifs, les sieurs Priou et Stern.
Trempolino et le Crédit Municipal de Nantes ont en effet imaginé une utilisation du micro-crédit originale et bougrement maligne. Il s’agit de financer à des conditions attractives (taux, durée) et dans des conditions inimaginables pour une banque classique (garanties faibles, solvabilité incertaine, projet artistique émergent sans business plan…) des artistes démarrant dans les musiques actuelles et qui ont besoin de financer un CD, d’acheter un instrument, de couvrir les frais d’une tournée etc.
Artistes en herbe, c’est simple : vous allez voir Trempo, ils vous accompagnent sur le plan artistique, vous aident à construire un projet cohérent, qui vous donne les meilleurs chances de rencontrer votre public, sans vous envoyer sur des fausses pistes, sur des vraies galères ou autres miroirs aux alouettes. Ils nous

...les Directeurs expliquent

disent à nous affreux banquiers (pléonasme !) ignorant (forcément) tout de l’art des musiques d’aujourd’hui mais capables de financer deux trois bricoles : « prêtez lui un peu de sous pour boucler son budget, il vous lerendra, intérêt et principal. Et si ça ne marche pas bien, on se cause, on voit comment on peut faire, mais on ne commence pas par l’huissier. Le maître mot de cette affaire c’est l’accompagnement. Le microcrédit c’est la possibilité de suivre un projet, de lui apporter l’expérience de pros qui voient régulièrement des jeunes plein de talent (mais pas que…) se planter faute de bénéficier de deux-trois conseils. Et ce qui serait vraiment top, c’est qu’on invente un système permettant à des artistes qui ont réussi, et qui sait qui auront bénéficié de notre microcrédit, de nous confier un peu de leurs gains, pour constituer un fonds d’épargne solidaire alimentant la cagnotte des microcrédits futurs. On y bosse….
Et, tout ça, très franchement, c’est bien plus intéressant qu’une distribution ponctuelle de subvention, non ?
A bas le guichet, vivent les projets !

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