Archive for juillet, 2010

Le foot rend fou ! (V)

jeudi, juillet 15th, 2010

La situation du FCN ne me laisse pas indifférent. J’ai eu la chance d’être un observateur privilégié des relations parfois compliquées entre la Ville de Nantes et son club phare. Et un acteur occasionnel. Je suis toujours fort assidu à la Beaujoire, un peu moins la dernière saison. Tout ça fait que j’en ai entendu et j’en entends des vertes et des pas mûres ! Il y a les légendes qui ont la vie dure sur le rôle de la ville dans la première vente du club à la SOCPRESSE ; la vie des Saints qui nous est racontée sur le long fleuve tranquille qu’est supposée avoir été la maison jaune avant le péché originel commis par J.L Gripond, le limogeage de Raynald Denoueix ; la sincérité de ceux qui sont tellement attachés à ce club et à l’imaginaire qu’il véhicule encore qu’ils en oublient deux ou trois réalités incontournables ; la tentation de se tourner vers un passé révolu pour (re)construire un avenir.  Naturellement, tout cela n’engage que moi ! Cinquième et dernier épisode !

Retrouver les redoublements de passes d’antan, cet art du déplacement, des courses intelligemment coordonnées, symbolisés par le but d’anthologie de Patrice Loko contre le PSG…

Une association est en train de faire un tabac en se donnant cet objectif, qui est d’ailleurs bien dans un air du temps où la nostalgie remplace aisément une vision bien trop incertaine de l’avenir. « A la nantaise » rassemble donc plus d’un millier de personnes autour d’une volonté de renaissance. Ce mouvement qui traduit quelque chose de profondément sincère en dit long sur l’attachement de nombreux Nantais à ce club, à ce qu’il représente, voire incarne. Il est également un symptôme de cet immense malentendu à la base du titre de cette série : le foot est aujourd’hui un spectacle sportif à but lucratif produit par des sociétés commerciales, générant un business direct et indirect considérable, grâce à la passion que ce jeu inspire à des spectateurs et téléspectateurs qui sont à la fois clients desdites sociétés commerciales et animés par des valeurs qui sont aux antipodes de celles de l’argent-roi, mais que le mercantilisme exploite sans vergogne. Ce qui fait qu’à chaque fois que nous nous passionnons sincèrement pour un match, une équipe ou un club, au stade comme devant notre télé, nous entretenons ce que nous affirmons exécrer. C’est ça qui est fou !
Les quelques dizaines de personnes qui crient « Casse-toi Kita » à la Beaujoire comme on psalmodie une invocation rituelle payent à Kita pour le faire. Et lorsque le spectacle offert par une équipe lui vaut les sifflets de ses clients, on peut entendre joueurs ou dirigeants se plaindre de ces mauvais supporters qui ne sont pas derrière leur équipe dans les moments difficiles… Client quand tu achètes mon maillot, supporter lorsque je ne le mérite pas ! (suite…)

Microcrédit pour les artistes : plus qu’ un coup de pouce

mercredi, juillet 14th, 2010

Les présidents signent...

L’autre jour, les responsables de Trempolino se disaient avec soulagement qu’ils n’avaient plus trop longtemps à attendre avant de quitter leurs préfas surchauffés et fatigués. En tous, cas, le déménagement vers la Fabrique ne relève plus de la prospective mais une réalité future et programmée.
Il faisait donc chaud pour un petit point presse que nous avons souhaité organiser, « nous » étant en l’occurrence le Crédit Municipal de Nantes et Trempolino.
Il s’agissait de donner un peu de visibilité à la convention renouvelée et trop méconnue qu’Elisabeth Hugnon, Présidente de Tremplino et votre serviteur avons signé cet après-midi là, sous l’œil vigilant de « nos » Directeurs respectifs, les sieurs Priou et Stern.
Trempolino et le Crédit Municipal de Nantes ont en effet imaginé une utilisation du micro-crédit originale et bougrement maligne. Il s’agit de financer à des conditions attractives (taux, durée) et dans des conditions inimaginables pour une banque classique (garanties faibles, solvabilité incertaine, projet artistique émergent sans business plan…) des artistes démarrant dans les musiques actuelles et qui ont besoin de financer un CD, d’acheter un instrument, de couvrir les frais d’une tournée etc. (suite…)

Fêtes en tous genre…

samedi, juillet 10th, 2010

Juin est traditionnellement un mois de chargé pour un élu de terrain tenant à montrer que sa réputation n’est pas usurpée ! Les fêtes de quartier, d’école ou autre vides-greniers sont l’occasion de rencontrer les militants associatifs, les professionnels qui les assistent et tout simplement les habitants qui viennent prendre une dose de bonne humeur et de convivialité. Il n’y a pas toujours autant de monde que le mériteraient les organisateurs mais ces moments restent indispensables à la vie collective. Petit diaporama de moments de plaisir. D’être ensemble tout simplement. Cliquez sur la petite icône de texte en bas à gauche du lecteur pour faire apparaître les légendes !

Entreprenez, entreprenez, il en restera toujours quelque chose

jeudi, juillet 8th, 2010

« Une heure trente pour entreprendre », c’est une émission de radio qu’on écoute sur le web. C’est une idée de David Rival qui a deux passion dans la vie : le retour à l’emploi des chômeurs (notamment par l’entrepreneuriat) et la radio. Il a donc convaincu la Maison de l’Emploi de Nantes Métropole d’utiliser le média radiophonique pour mobiliser autour de la création et de la reprise d’entreprise et pour valoriser les réussites en la matière, notamment dans les quartiers populaires. Les émissions sont publiques et c’est une salle bien garnie que j’ai découvert en arrivant très en retard à la Maison du Citoyen de Bellevue. David avait pris prétexte du 25ème anniversaire du tramway pour souligner que l’esprit d’entreprise, la prise de risque que ça comporte, l’audace que ça suppose et les obstacles qui doivent être surmontés, cela existe aussi dans la sphère publique, et au service d’un territoire. Je vous propose donc le lien vers le site de l’émission et la vidéo que j’ai faite au débotté de l’interview de Yamna Chriraa, Présidente de Capa-Cités. Yamna est entourée de Farida et Yasmina ABID qui sont des exemples de réussite individuelle et collective avec « Les petites mains » atelier de couture éthique et solidaire. Elles sont aussi à l’origine du « Marché de Léon » qui trouvera cette année une nouvelle implantation en fin d’année en plein centre de Nantes.

Pour écouter l’émission ou des extraits, c’est sur le site entreprendreanantes.com : cliquez ici.

Yves Monteil a pris des photos pendant mon interview. Je les trouve bien alors je les ai mises dans un petit album ! Merci à Yves et à David de me les avoir transmises.

Un schtroumpf sachant schtroumpfer doit savoir schtroumpfer sans son schtroumpf !

samedi, juillet 3rd, 2010

J’avais eu droit à R2D2, au clown, au sale gosse, voilà que FRAP me fait Schtroumpf. Un honneur. Même si ce Gargamel là ne me schtroumpfe pas une peur bleue ! Honneur au grand Mareschtroumpf !

Paru dans Presse-Océan du 3 juillet 2010

Le foot rend fou ! (IV)

samedi, juillet 3rd, 2010

La situation du FCN ne me laisse pas indifférent. J’ai eu la chance d’être un observateur privilégié des relations parfois compliquées entre la Ville de Nantes et son club phare. Et un acteur occasionnel. Je suis toujours fort assidu à la Beaujoire, un peu moins la dernière saison. Tout ça fait que j’en ai entendu et j’en entends des vertes et des pas mûres ! Il y a les légendes qui ont la vie dure sur le rôle de la ville dans la première vente du club à la SOCPRESSE ; la vie des Saints qui nous est racontée sur le long fleuve tranquille qu’est supposée avoir été la maison jaune avant le péché originel commis par J.L Gripond, le limogeage de Raynald Denoueix ; la sincérité de ceux qui sont tellement attachés à ce club et à l’imaginaire qu’il véhicule encore qu’ils en oublient deux ou trois réalités incontournables ; la tentation de se tourner vers un passé révolu pour (re)construire un avenir.  Naturellement, tout cela n’engage que moi ! Quatrième épisode !

« Que celui qui à envie d’une situation à la Strasbourgeoise lève le doigt… »
Quand j’ai conclu la troisième partie de cette série par cette invitation, je ne savais pas que le Racing était menacé non seulement du National mais du CFA. Ce scénario, c’était, à la fin de la saison dernière, celui dont personne ne parlait de peur qu’il se produise. Très simple : la relégation sportive, un dépôt de bilan et le mauvais tour était joué !
On le sait, le FCN est une Société Anonyme qui perd de l’argent chaque mois qui passe. Si on estime entre 60 et 65 M€ ce qu’à couté le FCN à son propriétaire depuis qu’il l’a racheté, c’est notamment parce qu’il a du injecter environ 1 Million de trésorerie chaque mois pour couvrir les pertes. S’il arrêtait…
On l’a dit W.KITA a payé (cher) à Dassault un club malade, mais bien parti dans sa quête de remontée en Ligue 1, doté en urgence par le tandem Gravelaine-Dayan d’un effectif ad hoc, mais n’offrant aucune garantie pour un avenir à l’échelon supérieur. Il a donc récupéré une situation sur laquelle il ne pouvait pas intervenir si aisément que cela : les contrats, notamment de joueurs sont béton et ni ces jeunes gens, ni leur entourage ne pratiquent la philanthropie à l’égard de leurs employeurs. Il ne pouvait donc qu’alourdir la barque dans un premier temps en prenant des risques genre Klasnic ou Gravgaard, puis devant l’échec (quelle que soit l’analyse qu’on en fait), risquer de s’enfoncer un peu plus en ajoutant encore des joueurs à un effectif déjà pléthorique, devenu ingérable par des entraineurs valsant comme à Vienne. Résultat : empilement de joueurs réputés moyens, surpayés, et donc invendables. Bref, un cercle vicieux genre machine infernale.
Alors, quelle solution ? Cela fait bientôt 20 ans qu’on recherche une solution locale : un entrepreneur ou groupe d’entrepreneur régionaux suffisamment fortunés pour risquer leurs sous personnels. Problème : ceux qui en rêvent sont un peu juste côté cagnotte et ceux qui ont la cagnotte n’en rêvent pas. Daniel LE COËNT, patron de WIRQUIN, a bien failli correspondre au profil idéal mais il est apparemment trop raisonnable. Outre une tire-lire un peu juste, les performances de Daniel AUGEREAU en basket sont dans toutes les mémoires pas trop courtes, sans même parler de sa tentation permanente (ou de celle de ceux qui se cachent derrière) de mélanger politique locale et sport professionnel… S’agissant d’un groupement, tout le monde s’accorde à dire qu’un actionnariat dispersé est la meilleure manière de se planter. Il faut un actionnaire de référence, majoritaire, et qui peut donc fixer un cap, le tenir et le faire respecter par tous. S’il y a plusieurs patrons ou plusieurs stratégies dans la même boîte, ça ne peut pas marcher. (suite…)