Il faut savoir passer l ‘éponge

Jeudi, j’ai rejoint Jean-François Retière à l’Ecole Centrale (située, je le rappelle, dans le plus beau canton du Monde !) pour officialiser le retour d’une drôle d’éponge dans le hall d’accueil. Il faut dire que je suis nul en math mais totalement fasciné par les choses auxquelles je ne comprends rien et par les gens qui y comprennent visiblement quelque chose. J’ai été servi avec la définition des fractales, puisque notre éponge, dite de Menger, appartient à cette catégorie. C’est une preuve que mathématique, arts plastiques et poésie se rejoignent sans problème. J’ai trouvé ce lien qui a toute l’apparence du sérieux et de la pédagogie pour ceux qui ont le souci quotidien de se coucher moins ignorants qu’ils l’étaient en se levant ! C’est ce que j’ai ressenti jeudi grâce à M. Michel Lucas, ancien prof’ à l’Ecole centrale passionné d’origami, et grâce aux étudiants qui l’ont accompagné dans son projet de construire une éponge de Menger (objet fractal, donc) avec des tickets de bus pliés (pardon ! Des Titres de transport. On doit dire « Titre de transport » !).

Dans une éponge de Menger

Dans une éponge de Menger

Avec Jean-François, nous leur avons expliqué qu’ils l’avaient échappé belle ! Avec le développement de la billettique, nos bon vieux tickets ont du souci à se faire. A Nantes nous sommes parmi les derniers à les avoir gardés, sans même une bande magnétique au milieu, au point qu’il n’y a plus guère d’imprimeries capables de les fabriquer ! Nos collègues qui ont succombé prématurément à la modernité nous envient un peu : ça leur a coûté très cher, à l’investissement, très cher en maintenance et ils cherchent encore le bénéfice que les clients en ont tiré. Mais le jour où on saura utiliser cette technologie (vous rentrez dans le bus avec une carte qui est lue sans que vous fassiez un geste spécifique, par exemple) pour améliorer un usage qui le justifie et pas que pour faire moderne, nos tickets (pardon ! Titres de transport. On doit dire « Titres de transport » !)auront du mal…
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P1020440Bref ! A la SEMITAN, on a été bien content d’être partenaires de cette affaire en aidant M. Lucas à collecter ses 66048 tickets (Pardon ! etc. etc.) nécessaires. Aujourd’hui encore, des utilisateurs nous les renvoient car ils ont pris la bonne habitude de ne plus les jeter. M. Lucas en reçois aussi des paquets et il en a quelques dizaines de milliers en réserve qui attendent leur tour de resservir pour autre chose. Ensuite, les transports public sont un métier d’ingénieurs. On en a plein qui étaient très heureux de se replonger dans leurs jeunes années, via ce projet, et de faire la promotion de leur secteur d’activité qui n’est pas le plus attractif aux yeux des jeunes ingénieurs : ce n’est pas le mieux payé mais pas le plus inintéressant, ni inutile !
Enfin, l’Ecole centrale a son arrêt dans notre réseau, partagé avec Audencia et c’est tout le campus autour que nous transportons chaque jour. Cela valait bien un coup de main à M. Lucas et ses étudiants qui nous ont gratifié d’un accueil très chaleureux avec Patrick Chedmail, le Directeur de l’Ecole et d’une séance de vidéo stéréoscopique (avec les lunettes spéciales) assez impressionnante.
Maintenant, je peux dire que je me suis baladé dans une éponge de Menger !

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