Archive for septembre, 2009

Ils ont des chapeaux ronds…

lundi, septembre 28th, 2009

Des associations bretonnes ont remporté une grande victoire : elles ont fait officiellement confirmer par l’UNESCO que le Château des Ducs de Bretagne à Nantes ne fait pas partie du périmètre classé au Patrimoine Mondial de l’Humanité dans lequel se trouvent les autres Château de la Loire. Elles en tirent comme conclusion qu’il faut retirer séance tenante toute allusion aux dits châteaux de la Loire dans sa signalétique. Là, je dis « Bravo » ! Promouvoir sa culture et son patrimoine en privant une partie des visiteurs potentiels de l’information de son existence au motif qu’ils ont eu le front de s’intéresser d’abord à Chambord ou Cheverny, il fallait oser. Je cherche avec quoi pourrait bien rimer « Breton » en pareil cas et j’ai bien peur de trouver.

Nantaises, Nantais, attention ! Ils veulent vous piquer votre place !

dimanche, septembre 27th, 2009

« Ils » ce sont des élus UMP de Nantes qui n’ont rien trouvé de plus malin que de faire acte de candidature au Conseil du quartier de leur domicile, parmi les citoyens volontaires.

Cela fait plusieurs fois que nous essayons d’expliquer ce qui nous semble raisonnable, simple, sensé et pour tout dire honnête : notre nouvelle étape du développement du dialogue citoyen a pour objectif de faire émerger la parole de ceux qui ne la prenne pas assez, de valoriser leur expertise d’habitant de leur ville, d’usager des services que leur propose leur municipalité et de les rendre acteur et coproducteurs des politiques publiques conduites. (suite…)

Selon la Police ou selon les organisateurs ?

dimanche, septembre 27th, 2009

J’ai eu hier les brefs honneurs du JT de 13 H le plus regardé de France, celui de J.P PERNAUT. On a les honneurs qu’on mérite ricanent les mauvaises langues. Dont acte.
N’empêche, l’audimat est formel : ils sont des millions a avoir vu un tableau dressant le palmarès des augmentations de Taxe Foncière où Nantes tient une troisième place forcément déshonorante au yeux de la ligne éditoriale du JT considéré (heureusement, NICE est devant nous !). Plus de 14 %. Les journalistes qui sont venus m’interroger (et qui on fait un sujet tout à fait équilibré, soulignant par ailleurs le rôle du désengagement financier de l’Etat dans ces augmentations de fiscalité locale), m’ont livré ce chiffre, qui motivait leur visite…et qui est mystérieux.
Je ne sais pas d’où il sort, je ne saurais pas le reconstituer. Comme il était 11 h 30 et que le sujet devait être prêt pour le 13 H, il n’était plus temps de se livrer à une de ces délicieuses batailles de chiffres où l’on mélange à loisirs carottes et choux pour servir sa cause, avec toutes les apparences de la rigueur. J’ai donc tenté de glisser « mon » chiffre dans mon interview (le taux de la taxe Foncière augmente de 8,4 %, vous pouvez le vérifier), mais le montage y a mis bon ordre.
Heureusement !
Admettez que les journalistes aient admis sans barguigner que la T.F. nantaise n’augmentait « que » de 8,4 %. Nous quittions le podium, eux mon bureau et moi le JT de TF1 et son Audimat.
Fallait-il alors refuser de répondre à la sollicitation en prenant le risque d’avoir à l’écran le palmarès sans la contre-argumentation ou, mieux encore, un commentaire en voix off : « sollicitée, la Mairie n’a pas souhaité répondre à nos questions » ?
« Faut-il pleurer, faut-il en rire… » chantait Jean FERRAT.

3/09/09

Abattement et abattements

dimanche, septembre 27th, 2009

La pédagogie est l’art de la répétition, dit-on. S’agissant de la fiscalité locale, il faut même radoter et faire montre d’une patience quasi-angélique (statut dont je me sens fort éloigné !) avec nos interlocuteurs habituels et indispensables : les journalistes.

Je reconnais qu’expliquer que l’augmentation d’un taux n’a pas de signification si on oublie de parler de la diminution de la base n’est pas aisé dans les formats contraints des médias modernes.

J’admets qu’un abattement à la base en pourcentage d’une valeur moyenne et la description de ses effets redistributifs sur les différentes catégories de contribuables n’est pas le truc pour lequel on a spontanément envie de se passionner.

Je concède que le sempiternel « c’est de la faute à la presse » est souvent très injuste voire d’une absolue mauvaise foi, surtout lorsqu’il est proféré par des responsables politiques.

Je confesse, au nom de tous les adjoints aux finances de France et de Navarre (qui ne m’ont rien demandé !),  que la complexité de ces choses est telle que la crainte de l’instrumentalisation peut effleurer les moins matheux de nos Rouletabille et qu’ils en conçoivent une méfiance somme toute légitime.

Je conviens de la difficulté extrême de l’organisation d’une rédaction de quotidien qui fait que le ou la journaliste qui s’investira dans le sujet au moment du vote du budget, en janvier, n’a que peu de chance d’être celui ou celle qui traitera à nouveau le sujet 9 mois plus tard, quand tomberont les feuilles d’impôts. On m’a même expliqué que c’est la faute aux 35 H !

Mais quand je découvre un nième tableau comparatif dans Dimanche Ouest-France d’aujourd’hui 27  septembre qui affiche une augmentation de 8,4 % du taux de Taxe d’Habitation à Nantes sans aucune mention de la création concomitante d’un abattement général à la base et de l’augmentation des abattement pour personnes à charges, alors même que j’ai tout réexpliqué à l’excellent Daniel Morvan, de Ouest-France (mais de celui de la semaine et de Nantes !), avant-hier, je m’avoue légèrement atteint par un syndrome pourtant interdit aux pédagogues : l’abattement.

Conseils de quartier : top départ !

samedi, septembre 26th, 2009

Ça y est ! La première phase de la  campagne de com’ sur les conseils de quartier a commencé. Des messages gentiment provocateurs  (« le dialogue citoyen, c’est quoi ce machin ? »), un article et un flyer dans Nantes Passion,  pour arriver à une incitation à s’inscrire dans un processus dont nous ne savons finalement pas grand chose, tant il sera ce que les participants en feront avec nous.

Nous nous sommes embarqués dans un truc très ambitieux. Si ça marche, ce sera super : les habitants volontaires y trouveront leur compte comme ceux tirés au sort et comme les représentants d’associations. Les décisions municipales auront été confrontées à la parole des habitants, à leur expertise, et seront donc meilleures à tout point de vue. On fera donc tout pour que ça fonctionne bien.

J’ai quand même un peu le trac. Convaincre des gens de venir, c’est déjà pas commode. Après tout, on ne fait pas la queue à la Bourgeonnière pour investir nos instances participatives mais le dimanche devant la boulangerie et surtout les jours de distribution des sacs poubelles Trisac !

Les convaincre de rester sera encore plus dur. Passer du temps aux affaires publiques locales, c’est une vocation. Il faut vraiment aimer ça. Une partie de notre problème, c’est justement de ne pas avoir pour interlocuteurs que les gens qui aiment ça, y sont formés et rompus,  et dont certains ont fini, finissent ou finiront au Conseil municipal. Il faudra que les « pros » du dialogue participatif acceptent de laisser un peu d’espace aux néophytes qui viennent là pour voir et ne les rebutent pas trop avec les mœurs qu’ils partagent avec les institutions dont la réunionnite chronique ! Il faudra notamment accepter que leur premier point de vue soit très « consumériste » sans les traiter pour autant de mauvais citoyens. C’est un peu ce qui m’inquiète dans certaines réactions associatives. « Nous nous savons parler d’intérêt général au-delà des intérêts particuliers. Nous nous sommes compétents pour être vos interlocuteurs » m’ont dit certains (en substance) lors de la passionnante tournée des quartiers que j’ai faite au printemps. C’est vrai, mais il faudra bien que d’autres paroles émergent, même moins construites, même plus individuelles. Elles ne sont pas moins intéressantes au regard de nos objectifs.

Pour le reste, j’assume qu’on n’y voit pas bien clair sur les contenus et que tout cela reste pour l’instant assez théorique. On est encore dans le brouillard, on n’a pas de GPS, on sait qu’il n’y a pas de signalisation sur le chemin et qu’il y a plein de nids de poule, de murs et de  flaques d’huile.

Mais comme nous voulons réussir, une seule solution : en route et pied au plancher !

Le pire risque à courir serait de ne pas en prendre…

En savoir plus ?

Vous avez dit rentable ?

samedi, septembre 26th, 2009

Le Petit Robert est formel : même au sens le plus figuré et familier, le terme « rentable » désigne une activité qui « produit une rente », qui « donne un bénéfice suffisant ».

Je suis formel : par quel que bout qu’on prenne la chose, ce terme est totalement impropre à la description de l’activité d’une ligne de transport public urbain, non seulement à Nantes mais partout en France, et très probablement partout en Europe.

Expliquer  les mesures de rationalisation de notre réseau de transport en commun entrées ces jours-ci en vigueur par le souci d’une quelconque rentabilité est donc une absurdité.

La seule question posée est celle de la bonne utilisation de l’argent du contribuable au regard d’une politique publique et des objectifs qu’elle se donne. Or, chacun en conviendra, faire circuler à grand frais un bus vide ou presque, ne répond à aucun des objectifs de notre politique de déplacements. C’est juste se priver de ressources (et elles sont de plus en plus rares) pour satisfaire des besoins qui ne le sont pas ou pas suffisamment. Quand nous pourrons offrir à l’est de notre agglomération une desserte plus régulière et rapide qu’aujourd’hui, nous constaterons quasi instantanément que des habitants délaisseront nombreux leur voiture, sans l’ombre d’un regret  puisque l’offre qui lui sera alternative sera performante à tous points de vue. On utilisera donc beaucoup mieux l’argent public qui restera nécessaire au financement de ce service, même avec des bus bondés. Il correspond à un vrai besoin et une vraie demande (pas vrai Bernard AUNETTE, Catherine PIAU  et Bernard CHESNEAU ?!) de transport collectif.

On peut donc parler de bonne gestion (ça n’est pas sale !), d’efficacité (ce n’est pas un gros mot), de performance (ce n’est pas un tabou pour un service public), voire même d’efficience (un peu techno cependant) mais pas de rentabilité.

Etre ou ne pas être à La Rochelle ?

samedi, septembre 26th, 2009

Quand s’annonce le week-end fatidique qui voit se tenir chaque année l’université d’été du Parti Socialiste, j’ai l’habitude de me cacher, de rester terré chez moi ou noyé dans une foule anonyme, ou carrément de partir le plus loin possible. Objectif : éviter de croiser des gens qui vont immanquablement me demander  : « Tu vas à La Rochelle ? » ou, au cours du dit week-end  : « Tu n’es pas à La Rochelle ? »

Eh non, je ne vais pas à La Rochelle. Quand je suis de très mauvaise humeur, je répond que je ne vais au Cirque que Pinder ou Plume ou Ô ou Archaos, tellement ça m’énerve. Et qu’on ne vienne pas me dire que c’est la faute aux journalistes (même s’ils n’arrangent rien !). Et tant pis pour les atelier fort intéressants qui s’y déroulent (des camarades et amis me l’ont juré !) et dont personne n’entend jamais parler.

Et là : miracle ! Une université d’été du P.S dont nous sortons moins mal que nous n’y étions rentrés ! L’art du contre-pied absolu ! « Vous n’attendiez rien de ce raout, eh bien vous aviez tort ! » C’est la première année depuis longtemps où je ne serai pas fier de dire que je n’y étais pas et où je ne serai pas contraint de m’excuser, en tant que Socialiste, du déroulement de cette affaire, au hasard des rencontres. Merci Martine !

Ce post est donc un acte de contrition.

Très relatif car les Rendez-vous de l’Erdre, samedi après-midi, c’était quand même très chouette !